Chapitre de l’objet trouvé (luqṭa) 846 – L’objet trouvé dans le ḥaram (territoire sacré) n’est pas appropriable : – Ibn al-Qayyim rapporte : « Abū Dāwūd a relaté dans ses Sunan que le Prophète ﷺ a interdit l’objet perdu appartenant au pèlerin. Ibn Wahb précise : c’est-à-dire qu’on le laisse là jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. Notre maître ajoute : cela fait partie des spécificités de La Mecque ; la différence avec les autres régions tient au fait que, de là, les gens se dispersent vers divers horizons, si bien que le propriétaire de la chose égarée ne peut ni la rechercher ni s’en enquérir, contrairement à ce qui se passe dans les autres contrées. » [Zād al-Maʿād 3/453-454]. – Ibn Mufliḥ déclare : « Selon lui (1), l’objet trouvé dans le ḥaram n’entre pas en propriété ; tel est l’avis adopté par notre maître et par d’autres savants postérieurs. » [Al-Furūʿ 4/568 (7/315)] (2).
(1) C’est-à-dire l’imam Ahmad. (2) Al-Ikhtiyarat de al-Baali, p. 246.
باب اللقطة ٨٤٦ - لقطة الحرم لا تملك: - قال ابن القيم: (وقد روى أبو داود في «سننه»: أن النبي ﷺ نهى عن لقطة الحاج. وقال ابن وهب: يعني: يتركها حتى يجدها صاحبها. قال شيخنا: وهذا من خصائص مكة، والفرق بينها وبين سائر الآفاق في ذلك: أن الناس يتفرقون عنها إلى الأقطار المختلفة، فلا يتمكن صاحب الضالة من طلبها والسؤال عنها، بخلاف غيرها من البلاد) [زاد المعاد ٣/ ٤٥٣ ــ ٤٥٤]. - وقال ابن مفلح: (وعنه (١): لا تملك لقطة الحرم، اختاره شيخنا وغيره من المتأخرين) [الفروع ٤/ ٥٦٨ (٧/ ٣١٥)] (٢).
(١) أي: الإمام أحمد. (٢) «الاختيارات» للبعلي (٢٤٦).