Chapitre de la shufʿa (droit de préemption) 839 – Si quelqu’un loue la moitié de la boutique de son voisin : – Ibn Muflih déclare : « Notre maître a mentionné un avis au sujet de celui qui loue la moitié de la boutique de son voisin : le premier locataire bénéficie du droit de préemption à l’encontre du second. » [Al-Furūʿ 4/529 (7/268)]. 840 – Le bien immobilier dans lequel la shufʿa s’applique : – Ibn Muflih dit : « Elle ne s’établit que dans un immeuble (1) dont le partage est obligatoire. D’après une autre opinion venant de lui : même si le partage ne l’est pas (2). Cet avis a été retenu par Ibn ʿAqîl, Abû Muḥammad al-Jawzî et notre maître. » [Al-Furūʿ 4/529 (7/268-269)] (3). 841 – La shufʿa du voisin lorsqu’il existe une copropriété dans certains droits, tels que l’accès ou assimilés : – Ibn al-Qayyim affirme : « … Les gens de Koufa valident la shufʿa fondée sur le voisinage, même lorsque les chemins et les autres droits sont distincts ; les gens de Médine, eux, la récusent, y compris lorsqu’il y a communauté de chemin et de droits ; quant aux gens de Basra, ils rejoignent l’avis des habitants de Médine lorsque les chemins ont été répartis et qu’aucun droit de propriété n’est partagé, et ils partagent l’avis des gens de Koufa lorsqu’ils ont un droit commun… »
(1) Dans ses Hawashi 'ala al-Furu', Ibn Qundus explique que le sens apparent de leur propos est que « al-‘aqār » désigne uniquement la terre, et que la plantation (al-gharās) et la construction (al-binā’) ne sont pas considérées comme biens immobiliers (aqār). Selon lui, la plantation et la construction isolées ne peuvent faire l’objet de la shuf‘a (droit de préemption), car elles ne relèvent pas de la catégorie des aqār ; elles n’entrent dans ce droit qu’à titre accessoire (taba‘an), c’est-à-dire lorsqu’elles sont vendues avec le terrain, et sont alors acquises par préemption en même temps que celui-ci… etc. Ce passage est important, quiconque souhaite approfondir pourra s’y reporter. (2) Dans ses Hawashi 'ala al-Furu', Ibn Qundus précise : « c’est-à-dire que son partage n’est pas obligatoire. » (3) al-Fatāwa, t. 30, p. 381-382 ; al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘li, p. 243.
باب الشفعة ٨٣٩ - إذا اكترى نصف حانوت جاره: - قال ابن مفلح: (وذكر شيخنا وجها فيمن اكترى نصف حانوت جاره: للمكتري الأول الشفعة من الثاني) [الفروع ٤/ ٥٢٩ (٧/ ٢٦٨)]. ٨٤٠ - العقار الذي تثبت فيه الشفعة: - قال ابن مفلح: (وإنما تثبت في عقار (١) تجب قسمته، وعنه: أو لا (٢)، اختاره ابن عقيل وأبو محمد الجوزي وشيخنا) [الفروع ٤/ ٥٢٩ (٧/ ٢٦٨ - ٢٦٩)] (٣). ٨٤١ - شفعة الجار مع الشركة في الحقوق كالطريق ونحوه: - قال ابن القيم: ( ... فأهل الكوفة: يثبتون شفعة الجوار، مع تميز الطرق والحقوق، وأهل المدينة: يسقطونها، مع الاشتراك في الطريق والحقوق، وأهل البصرة: يوافقون أهل المدينة، إذا صرفت الطرق، ولم يكن هناك اشتراك في حق من حقوق الأملاك، ويوافقون أهل الكوفة إذا اشترك
(١) قال ابن قندس في «حواشيه على الفروع»: (ظاهر كلامهم أن العقار: الأرض فقط، وأن الغراس والبناء ليس بعقار، لقوله: إن الغراس والبناء المفرد لا شفعة فيه، لأنه ليس بعقار، وإنما يؤخذ الغراس والبناء تبعا، أي: إذا بيع الغراس والبناء مع الأرض، يؤخذ بالشفعة تبعا للأرض ... الخ) وهو مهم فليراجعه من أحب الازدياد. (٢) قال ابن قندس في «حواشيه على الفروع»: (أي: لا يجب قسمته). (٣) «الفتاوى» (٣٠/ ٣٨١ - ٣٨٢)، «الاختيارات» للبعلي (٢٤٣).