et il n’est nullement besoin que tu ailles t’asseoir dans ce dépôt : tu y perdrais ton temps sans intérêt, te porterais préjudice et négligerais tes affaires, sans que ton maître, toi-même ou les musulmans y trouvent le moindre avantage. » Ou des paroles d’un sens approchant – et Allah est plus Savant. ⦗Madârij al-sâlikîn 1/421⦘ 836 – Lorsque l’usurpateur se porte garant ou s’acquitte de ce qu’il doit : 837 – De l’invocation de la victime contre l’usurpateur : Ibn Mufliḥ dit : « Abû Ya‘lâ aṣ-Ṣaghîr rapporte que, par la garantie ou le remboursement, même sans repentir, le droit de l’homme lésé s’éteint et qu’il ne subsiste que le simple droit d’Allah. ‘Abd Allâh (Ibn Aḥmad) rapporte au sujet de celui qui contracte une dette dans l’intention de la régler puis devient incapable de le faire : “C’est un cas moins grave que celui qui détourne des fonds ; et s’il meurt sans l’avoir payée, cette dette demeure obligatoire.” Notre shaykh a dit : “Nous espérons qu’Allah la paiera pour lui.” Son grand-père a affirmé : “Il ne sera réclamé ni dans ce bas-monde ni dans l’Au-delà.” Abû Ya‘lâ aṣ-Ṣaghîr a tenu la même position, ce qui laisse entendre un accord… Notre shaykh a ajouté : « L’opprimé a le droit de chercher secours auprès d’une créature ; à plus forte raison peut-il s’en remettre à son Créateur. Il lui est donc permis d’invoquer contre l’oppresseur à proportion de la souffrance qu’il lui a infligée, exactement (1) à la mesure du tort subi ; sans dépasser cette limite comme s’il visait quelqu’un qui ne l’auraient que couvert d’injures ou dépouillé par mécréance. Même si l’oppresseur a menti à son sujet, la victime ne doit pas mentir en retour ; qu’elle implore plutôt Allah pour que celui qui la calomnie subisse un équivalent, et il en va de même si l’on a porté atteinte à sa religion. Il a encore dit : « Celui dont la créance est établie de son plein gré, alors qu’il avait la possibilité de la recouvrer mais ne l’a pas fait avant de mourir, ses héritiers la réclameront (2). S’il en est incapable, lui comme ses héritiers, la réclamation lui reviendra le Jour de la Résurrection – selon l’avis le plus plausible – comme pour toutes les injustices, à la lumière du ḥadith : “Quiconque détient une injustice à l’égard de son frère, qu’il s’agisse de sang ou de biens…”. Car, si le droit était entièrement transféré, aucun lésé ne conserverait un droit à faire valoir dans l’Au-delà, et l’héritage est subordonné à la faculté de
(1) Dans al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî : youjibuhu (il le rend obligatoire). (2) Dans certaines copies d’al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî : wa man taraka (et quiconque l’abandonne).
ولا حاجة لك بالمستودع، تقعد فيه عبثا في غير مصلحة، وإضرارا بك، وتعطيلا عن مصالحك، ولا مصلحة لأستاذك في هذا، ولا لك ولا للمسلمين. أو نحو هذا من الكلام، والله أعلم) [مدارج السالكين ١/ ٤٢١]. ٨٣٦ - إذا ضمن الغاصب أو قضى ما عليه: ٨٣٧ - ودعاء المغصوب منه على الغاصب: - قال ابن مفلح: (وذكر أبو يعلى الصغير: أن بالضمان والقضاء بلا توبة يزول حق الآدمي ويبقى مجرد حق الله، نقل عبد الله فيمن ادَّان على أن يؤديه فعجز: هذا أسهل من الذي اختان، وإن مات على عدمه، فهذا واجب عليه. قال شيخنا: يرجى أن يقضيه الله عنه. وقال جده: لا يطالب به في الدنيا ولا الآخرة. وقاله أبو يعلى الصغير بما يقتضي أنه وفاق ... قال شيخنا: وللمظلوم الاستعانة بمخلوق، فبخالقه أولى، فله الدعاء بما آلمه بقدر ما موجبه (١) ألم ظلمه، لا على من شتمه، أو أخذ ماله بالكفر، ولو كذب عليه لم يفتر عليه، بل يدعو الله بمن يفتري عليه نظيره، وكذا إن أفسد عليه دينه. قال: ومن ثبت (٢) دينه باختياره، وتمكن منه، فلم يستوفه حتى مات= طالب به ورثته، وإن عجز هو وورثته فالمطالبة له يوم القيامة في الأشبه، كما في المظالم، للخبر: «من كانت له عند أخيه مظلمة من دم أو مال»، لأنها لو انتقلت لما استقر لمظلوم حق في الآخرة، والإرث مشروط بالتمكين من
(١) في «الاختيارات» للبعلي: (يوجبه). (٢) في بعض نسخ «الاختيارات» للبعلي: (ومن ترك).