831 – Lorsque le bien usurpé est restitué après le décès de son propriétaire légitime ; 832 – ou lorsqu’il a été retenu au moment même où celui-ci en avait besoin : Ibn Muflih rapporte : « Si, pris de remords, on rend après la mort de la personne lésée le bien qu’on lui avait usurpé, on est acquitté du péché lié à sa détention, mais non de celui de l’usurpation proprement dite, ainsi que l’a transmis Harb. Selon notre maître, l’héritier est en droit de réclamer une indemnisation, car le défunt a été privé de l’usage du bien de son vivant ; il en va de même si le spoliateur meurt et que son héritier restitue le bien, comme l’a relaté Ḥanbal. Notre maître ajoute : si l’on a gardé le bien à l’époque où son propriétaire en avait besoin – par exemple durant sa jeunesse – et qu’on ne le lui rend qu’à son grand âge, la privation de cette jouissance constitue une injustice qui appelle réparation. » ⦗al-Furûʿ 4/526 (7/266)⦘ (1). 833 – Du transfert du droit du défunt à son héritier : Ibn al-Qayyim dit : « … S’agissant du bien matériel, les avis divergent : – Un premier groupe affirme que, dès lors que la somme due est remise à l’héritier, le débiteur est libéré de toute responsabilité dans l’au-delà comme il l’est dans ce monde. – Un autre groupe soutient que la revendication de la victime qu’il a lésée persiste contre lui jusqu’au Jour de la Résurrection. … Notre maître (qu’Allah lui fasse miséricorde) établit une distinction entre ces deux positions : si le défunt avait la possibilité de reprendre son bien et d’en exiger la restitution, mais qu’il ne l’a pas fait avant sa mort, la revendication revient alors à son héritier dans l’au-delà, tout comme ici-bas ; en revanche, s’il n’a jamais pu le réclamer ni le récupérer parce qu’on l’en a empêché par injustice et agression, la revendication demeurera sienne au Jour dernier. » ⦗al-Dâ’ wa-l-dawâ’, 224⦘. Voir aussi la question n° 837.
(1) « Al-Ikhtiyarat » de al-Baʿli, p. 240-241.
٨٣١ - إذا رد المغصوب بعد موت المغصوب منه: ٨٣٢ - وإذا حبسه عند وقت حاجته: - قال ابن مفلح: (ومن ندم ورد بعد موت المغصوب منه ما غصبه= برئ من إثمه، لا من إثم الغصب، نقله حرب، وعند شيخنا: له مطالبته، لتفويته الانتفاع به في حياته، كما لو مات الغاصب فرده وارثه، نقله حنبل، قال شيخنا: ولو حبسه عند وقت حاجته ــ كمدة شبابه ــ ثم رده في مشيبه، فتفويت تلك المنفعة ظلم يفتقر إلى جزاء) [الفروع ٤/ ٥٢٦ (٧/ ٢٦٦)] (١). ٨٣٣ - انتقال الحق من المورث إلى الوارث: - قال ابن القيم: ( ... وأما مسألة المال فقد اختلف فيها: فقالت طائفة: إذا أدى ما عليه من المال إلى الوارث فقد برئ من عهدته فى الآخرة كما برئ منها فى الدنيا. وقالت طائفة: بل المطالبة لمن ظلمه بأخذه باقية عليه يوم القيامة ... وفصل شيخنا (رحمه الله) بين الطائفتين، فقال: إن تمكن الموروث من أخذ ماله والمطالبة به، فلم يأخذه حتى مات= صارت المطالبة به للوارث في الآخرة، كما هي كذلك في الدنيا؛ وإن لم يتمكن من طلبه وأخذه، بل حال بينه وبينه ظلمًا وعدوانًا= فالطلب له في الآخرة) [الداء والدواء ٢٢٤]. وانظر: ما يأتي في المسألة رقم (٨٣٧).
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٤٠ - ٢٤١).