le véritable propriétaire, il déclara : « qu’on en fasse un waqf au profit des nécessiteux ». Al-Marwadhi l’interrogea ensuite au sujet d’un homme décédé qui, de son vivant, s’adonnait à des pratiques réprouvées ; l’un de ses fils souhaite se disculper de ces biens. Il répondit : « S’il les place en waqf pour les pauvres, que lui restera-t-il encore à faire ? » Il trouva donc préférable d’en faire un waqf pour les indigents, et l’on peut envisager de l’affecter à la meilleure forme de bienfaisance possible. Notre maître déclara : « On l’oriente vers les intérêts publics (maṣāliḥ) ». Il le dit également pour le dépôt (*wadîʿa*) et pour d’autres cas, ajoutant : « C’est l’avis des savants et c’est notre école (*madhhab*) ; telle est bien l’intention de nos condisciples, car tout cela relève de la sadaqa. » Notre maître ajouta : « Quiconque en dispose sous une autorité légitime n’encourt aucune garantie pécuniaire. » Il dit encore : « Si le véritable propriétaire se manifeste par la suite, il n’a pas le droit d’exiger l’annulation de la contrepartie, l’autorité légale sur le bien ayant été établie en raison du besoin — à l’instar de celui qui meurt sans héritier ni juge. » Il mentionna pourtant que, selon l’imam Aḥmad, le contrat demeure suspendu par nécessité quand le propriétaire est inconnu ; en l’absence de nécessité, deux versions sont rapportées. Il dit enfin, à propos de celui qui acheta aux Tatars le bien d’un musulman lors de leur invasion de la Syrie : « Si le propriétaire est inconnu, on affecte ce bien aux intérêts publics et l’acheteur reçoit le prix qu’il a déboursé, car il n’en est devenu titulaire qu’à hauteur de sa dépense, même s’il ne l’avait pas recherché. C’est l’opinion que j’ai donnée pour celui qui fait du commerce avec le bien d’autrui et réalise un bénéfice. » ⦗al-Furûʿ 4/513-514 (7/294-295)⦘ (1). Cf. également la question n° 834. 823 – Celui qui a dû payer en raison d’un mensonge proféré contre lui devant l’autorité : Ibn Muflih dit : « Notre maître a dit : celui qui a été contraint d’indemniser à cause d’un mensonge porté contre lui devant l’autorité…»
(1) Voir : al-Fatâwa (vol. 29, p. 102, 260-263 ; vol. 30, p. 327-328, 414) ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 239-240).
ربه، قال: يوقفه على المساكين، وسأله المروذي عمن مات، وكان يدخل في أمور تكره، فيريد بعض ولده التنزه، فقال: إذا أوقفها على المساكين، فأي شيء بقي عليه؟ واستحسن أن يوقفها على المساكين، ويتوجه: على أفضل البر. قال شيخنا: يصرف في المصالح، وقاله في وديعة وغيرها، وقال: قاله العلماء، وأنه مذهبنا «و: هـ م» وهذا مراد أصحابنا، لأن الكل صدقة. وقال شيخنا: من تصرف فيه بولاية شرعية لم يضمن. وقال: ليس لصاحبه إذا عرف رد المعاوضة، لثبوت الولاية عليها شرعًا، للحاجة، كمن مات ولا ولي له، ولا حاكم، مع أنه ذكر أن مذهب أحمد: وقف العقد للحاجة، لجهل المالك، ولغير حاجة الروايتان. وقال فيمن اشترى مال مسلم من التتر لما دخلوا الشام: إن لم يعرف صاحبه: صرف في المصالح، وأعطي مشتريه ما اشتراه به، لأنه لم يصر له إلا بنفقته، وإن لم يقصد ذلك، كما رجحته فيمن اتجر بمال غيره وربح) [الفروع ٤/ ٥١٣ ــ ٥١٤ (٧/ ٢٩٤ - ٢٩٥)] (١). وانظر: ما يأتي في المسألة رقم (٨٣٤). ٨٢٣ - من غرم بسبب كذب عليه عند ولي أمر: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: من غرم بسبب كذب عليه عند ولي
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ١٠٢، ٢٦٠ - ٢٦٣؛ ٣٠/ ٣٢٧ - ٣٢٨، ٤١٤)، «الاختيارات» للبعلي (٢٣٩ - ٢٤٠).