la distinction : certains l’ont adoptée (1), et notre maître a estimé qu’il s’agissait là de l’opinion qui ressort nettement de ce que l’on rapporte de lui. ⦗al-Furûʿ 4/510 (7/243-244)⦘ (2).
821 – Recours du locataire et de l’acheteur contre l’usurpateur :
Ibn Muflih dit : « Le locataire comme l’acheteur reprennent de l’usurpateur les sommes qu’ils lui ont versées ; l’acheteur récupère en outre ses frais et son travail (3) auprès d’un vendeur trompeur (4). Telle est la position de notre maître. » ⦗al-Furûʿ 4/511 (7/244-245)⦘ (5).
822 – Lorsque le propriétaire du bien usurpé est inconnu, ou qu’il est connu mais qu’il est difficile de le lui restituer :
Ibn Muflih dit : « … Nos condisciples n’ont mentionné d’autre solution que l’aumône. Ibrâhîm ibn Hânî’ rapporte qu’il peut soit en faire l’aumône, soit acheter avec cette somme des montures de guerre et des armes qu’il placera en waqf, dans l’intérêt des musulmans. Jaʿfar l’interrogea au sujet d’une personne qui détient une terre ou une vigne dont l’origine est illicite et dont on ne connaît pas le véritable propriétaire… »
(1) Selon Ibn Qundus, dans ses Hawashiha ’ala al-Furu’ (Annotations sur al-Furu’), le sens apparent de al-Mubahhaj consiste à distinguer le cas d’exploitation de celui de non-exploitation : la redevance n’est due que lorsque la terre est effectivement exploitée, et non dans le cas contraire. Cette lecture concorde avec son énoncé suivant : « il est redevable du loyer de la terre selon ce qu’il en a exploité », dont l’interprétation immédiate est qu’il ne doit rien s’il ne l’exploite pas.
(2) Voir : al-Fatawa, vol. 29, p. 260 ; vol. 31, p. 79.
(3) Par là, il entend l’activité de l’acheteur en cas de spoliation forcée, comme le fil qu’il a filé, le bois qu’il a traîné ou la terre qu’il a labourée ou nettoyée, et autres cas similaires.
(4) Son propos signifie que l’acheteur ne peut se retourner contre un vendeur non spoliateur : par exemple, s’il a acheté d’un usurpateur sans connaître la spoliation, puis revendu à un tiers, le recours de ce dernier vise l’usurpateur et non le premier vendeur. C’est l’avis majoritaire.
(5) al-Ikhtiyarat d’al-Ba’li, p. 239.
التفرقة، واختاره (١) بعضهم، وجعله شيخنا ظاهر ما نقل عنه) [الفروع ٤/ ٥١٠ (٧/ ٢٤٣ - ٢٤٤)] (٢).
٨٢١ - رجوع المستأجر والمشتري على الغاصب:
- قال ابن مفلح: (ويأخذ مستأجر ومشتر من غاصب ما دفعا إليه، ويأخذ مشتر نفقته وعمله (٣) من بائع غارٍّ (٤)، قاله شيخنا) [الفروع ٤/ ٥١١ (٧/ ٢٤٤ - ٢٤٥)] (٥).
٨٢٢ - إذا جُهل المغصوب منه، أو عُلم وشق دفعه إليه:
- قال ابن مفلح: ( ... ولم يذكر أصحابنا غير الصدقة، ونقل إبراهيم بن هانئ: يتصدق أو يشتري به كراعا وسلاحا يوقف، هو مصلحة للمسلمين، وسأله جعفر عمن بيده أرض أو كرم ليس أصله طيبا ولا يعرف
(١) قال ابن قندس في «حواشيه على الفروع»: (أي: ظاهر «المبهج»، وهو التفرقة بين صورة الانتفاع وبين صورة عدم الانتفاع، فتلزمه الأجرة في صورة الانتفاع فقط، ولا يلزمه في غيرها، وهو موافق لقوله بعد ذلك: «عليه أجرة الأرض بقدر ما استغلها» فظاهره: لا شيء عليه إذا لم يستغلها).
(٢) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٢٦٠؛ ٣١/ ٧٩).
(٣) قال ابن قندس في «حواشيه على الفروع»: (يعني: عمل المشتري في الغصب كغَزْلٍ نسجه وخَشَبٍ نجره وأرضٍ عمل فيها بحرث أو تنظيف ونحو ذلك).
(٤) قال ابن قندس في «حواشيه على الفروع»: (مفهومه أنه لا يرجع على بائع غير غارٍّ، مثل أن يكون اشترى من الغاصب ولم يعلم بالغصب، ثم باع على آخر، فيكون رجوع المشتري من المشتري على الغاصب لا على المشتري الأول، وهو متجه).
(٥)» الاختيارات» للبعلي (٢٣٩).