811 – Lorsqu’un bénéficiaire affirme avoir semé la terre au titre d’un prêt d’usage (ʿâriyya), tandis que le propriétaire soutient qu’il s’agissait d’un bail (ijâra) :
– Ibn Muflih déclare : « Si le propriétaire dit : “Je te l’ai louée”, et que le détenteur rétorque aussitôt après la conclusion du contrat : “Tu me l’as prêtée”, la parole du détenteur est retenue ; il n’est donc pas tenu de verser la valeur locative. En revanche, une fois écoulée une période normalement soumise à loyer, l’avis le plus probant veut que l’on admette la parole du propriétaire pour la période passée ; celui-ci a alors droit au loyer usuel (ujrat al-mithl). Selon une autre version, il perçoit le loyer convenu ; selon une troisième, le plus faible des deux. Il en va de même si l’utilisateur prétend avoir semé la terre à titre d’ʿâriyya, alors que son propriétaire affirme qu’il s’agissait d’une ijâra (1). C’est ce qu’a rapporté notre maître. » [al-Furûʿ 4/478 (7/209)] (2).