le bien et proscrire le blâmable, ainsi que toute autre utilité relevant des services rendus par la personne elle-même.
De même, quiconque est en mesure de sauver un être humain d’une situation périlleuse est tenu de le secourir ; s’il s’en abstient alors qu’il en a la capacité, il commet un péché et en supporte la responsabilité civile.
Il n’est donc nullement exclu que l’on doive également mettre à disposition les utilités des biens au profit du nécessiteux. Le Très-Haut dit : « Que les témoins ne se dérobent pas lorsqu’ils sont appelés » ; et Il dit encore : « Que nul scribe ne refuse d’écrire conformément à ce qu’Allah lui a enseigné » (al-Baqarah, 282).
Les juristes ont exposé quatre avis quant à la perception d’une rémunération pour la déposition d’un témoignage ; ces quatre avis constituent autant de visages au sein du madhhab d’Aḥmad :
1. Il est absolument interdit de se faire payer ;
2. Il est permis en cas de nécessité ;
3. Il est interdit, sauf si la personne est l’unique témoin possible ;
4. Il est permis, mais si la rétribution est perçue au moment du taḥammul (prise en charge du témoignage), elle ne devra pas l’être lors de l’adāʾ (sa déposition). [Al-Ṭuruq al-ḥukmiyyah, p. 202-203]
Ibn Mufliḥ a écrit : « On a également soutenu que le prêt d’usage (ʿâriyah) devient obligatoire lorsque son propriétaire est aisé ; c’est l’opinion retenue par notre maître. » [Al-Furūʿ, 4/469 (7/197)] (1)
808 – Si quelqu’un loue une terre et y édifie un bien consacré en waqf :
Ibn Mufliḥ dit : « Le locataire est assimilé à l’usufruitier ; plusieurs auteurs n’ont pas mentionné la possibilité de le contraindre à verser la valeur (du bâtiment). Le Taḫlīṣ ajoute : il en est de même qu’un prêt d’usage à durée déterminée. Ils n’ont pas distingué selon que le locataire ait ou non constitué en waqf ce qu’il a bâti (2), alors même qu’ils ont cité le cas d’une maison louée pour en faire une mosquée, »
(1) al-Fatawa (vol. 28, p. 98-100), al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 222, 231).
(2) Dans sa Hachiya ‘ala al-Furu‘, Ibn Qandis commente (de « al-musta’jir kamusta’ir » jusqu’à « wa lam yufarriqû bayna kawn al-musta’jir waqfan m banÂhu awwalan » etc.) en précisant que l’auteur a déjà traité du ṣulḥ (conciliation) dans Les Funûn, où il affirme : « Une fois écoulée la durée, il est possible que le propriétaire du mur ne puisse exiger que l’on arrache sa planche, ce qui paraît le plus logique, comme s’il s’agissait d’un prêt, en raison de la dérogation à la coutume (‘urf) qui veut que ces planches demeurent en place indéfiniment. C’est analogue à la mise à disposition d’une terre à des fins d’inhumation : l’intention de réserver la terre aux corps interdit toute rétractation avant l’échéance. Ensuite, soit on la laisse à l’expiration de la période contre un loyer équivalent jusqu’à épuisement du bois — tel est l’usage, comme pour les récoltes —, soit on renouvelle la location pour un loyer égal. Cette opinion me paraît manifeste, car elle implique de maintenir l’installation après l’expiration du contrat de location, position qu’aucun juriste n’a contredite. »
بالمعروف والنهي عن المنكر، وغير ذلك من منافع الأبدان.
وكذلك: من أمكنه إنجاء إنسان من مهلكة وجب عليه أن يخلصه، فإن ترك ذلك ــ مع قدرته عليه ــ أثم وضمنه.
فلا يمتنع وجوب بذل منافع الأموال للمحتاج، وقد قال تعالى: ﴿وَلَا يَأْبَ الشُّهَدَاءُ إِذَا مَا دُعُوا﴾، وقال: ﴿وَلَا يَأْبَ كَاتِبٌ أَنْ يَكْتُبَ كَمَا عَلَّمَهُ اللَّهُ﴾ [البقرة: ٢٨٢]، وللفقهاء في أخذ الجعل على الشهادة أربعة أقوال، وهي أربعة أوجه في مذهب أحمد: أحدها: أنه لا يجوز مطلقا؛ والثاني: أنه يجوز عند الحاجة؛ والثالث: أنه لا يجوز، إلا أن يتعين عليه؛ والرابع: أنه يجوز، فإن أخذه عند التحمل لم يأخذه عند الأداء) [الطرق الحكمية ٢٠٢ ــ ٢٠٣].
- وقال ابن مفلح: (وقيل: تجب ــ أي: العارية ــ مع غنى ربه، اختاره شيخنا) [الفروع ٤/ ٤٦٩ (٧/ ١٩٧)] (١).
٨٠٨ - إذا استأجر أرضا وبنى عليها وقفا:
- قال ابن مفلح: (ومستأجر كمستعير، ولم يذكر جماعة فيه أخذه بقيمته، زاد في «التلخيص»: كما في عارية مؤقتة، ولم يفرقوا بين كون المستأجر وقف ما بناه أو لا (٢)، مع أنهم ذكروا استئجار دار يجعلها مسجدًا،
(١) «الفتاوى» (٢٨/ ٩٨ - ١٠٠)، «الاختيارات» للبعلي (٢٢٢، ٢٣١).
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قوله: «ومستأجر كمستعير» إلى أن قال: «ولم يفرقوا بين كون المستأجر وقف ما بناه أولا ... » إلى آخره، ذكر المصنف أنه تقدم في الصلح كلامه في «الفنون»، قال في «الفنون»: فإذا فرغت المدة يحتمل أنه ليس لرب الجدار مطالبته بقلع خشبه، وهو الأشبه، كإعارته لذلك، لما فيه من الخروج عن حكم العرف، لأن العرف وضعها للأبد، فهو كإعارة الأرض للدفن، لما كان يراد لإحالة الأرض للأجساد لم يملك الرجوع قبل ذلك، ثم إما أن يتركه بعد المدة بحكم العرف بأجرة مثله إلى حين نفاذ الخشب، لأنه العرف فيه، كالزرع إلى حصاده للعرف فيه، أو يجدد إجارة بأجرة المثل. وقوله هذا يظهر لي بعده، لأنه يلزم منه إبقاؤه بعد انقضاء مدة الإجارة ولم يقل به أحد).