Chapitre des récipients
16 – Définition de la nécessité qui autorise l’emploi d’une petite agrafe d’argent :
Ibn Mufliḥ expose la règle concernant l’agrafe d’argent, puis il déclare : « La nécessité, selon l’expression apparente de certains, consiste en l’existence d’un objectif autre que la parure. Notre maître précise : ils veulent dire qu’il faut cette forme précise, et non qu’elle soit faite d’or ou d’argent ; car, dans ce dernier cas, il s’agirait d’un état de contrainte, lequel autorise même l’usage de la pièce unique. » [Al-Furūʿ, 1/100 (1/107)] (1).
17 – Tirer profit des substances impures :
Ibn al-Qayyim, commentant le ḥadith : « Que dirais-tu de la graisse de l’animal mort ? On calfate avec elle les navires, on graisse les cuirs et les gens s’en éclairent. » – et le Prophète répondit : « Elle est interdite » – écrit :
« À propos de son affirmation : “Elle est interdite”, deux opinions existent :
- ces usages eux-mêmes sont interdits ;
- c’est la vente qui est interdite, même si l’acheteur l’acquiert pour ces usages.
Ces deux opinions dépendent de la question suivante : les Compagnons demandaient-ils si la vente en vue de l’usage mentionné était licite, ou si l’usage lui-même l’était ? La première position est celle que notre maître a choisie, et elle est la plus manifeste, car le Prophète ne leur a pas d’abord annoncé l’interdiction de cet usage afin qu’ils lui exposent leur besoin ; il ne leur a parlé que de l’interdiction de la vente. » [Iʿlām al-Muwaqqiʿīn, 4/324].
Ibn Mufliḥ ajoute : « Dans une version, il est permis de tirer profit des impuretés… et, d’après lui : » – la citation se poursuit.