798 – Le hadith de la lutte du Prophète ﷺ contre Rukāna pour une brebis :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Le Prophète ﷺ affronta Rukāna en lutte à condition que le vainqueur obtienne une brebis ; il le terrassa, s’en empara, puis recommença l’épreuve à plusieurs reprises. Rukāna finit par embrasser l’islam et le Prophète ﷺ lui restitua alors ses moutons. Ce récit est transmis par Abū Dāwūd dans ses Marāsil, par la chaîne suivante : Mūsā ibn Ismāʿīl – Ḥammād ibn Salama – ʿAmr ibn Dīnār – Saʿīd ibn Jubayr. Al-Bayhaqī le qualifie de mursal (chaîne interrompue) solide, tandis que, lorsqu’il est relié (musnad), sa chaîne demeure faible.
Abū Shaykh en a donné une autre version : « Ibrāhīm ibn ʿAlī nous a rapporté – Ibn al-Muqriʾ nous a rapporté – mon père nous a rapporté – Ḥammād nous a rapporté – d’après ʿAmr – d’après Saʿīd – d’après Ibn ʿAbbās. »
Notre shaykh juge cette chaîne bonne. Par une autre voie encore, Abū Shaykh a également rapporté la permission de concourir sur ce modèle. Par ce geste, le Prophète ﷺ voulait manifester la vérité ; ce type d’affrontement avec les mécréants relève du jihād et s’inscrit, quant à l’esprit, dans la catégorie des « trois » (1) et de leurs semblables, qui constituent tous une forme de jihād. [Al-Furūʿ 4/461 (7/189)]
799 – Percevoir un gain dans les compétitions utiles à la religion :
– Ibn al-Qayyim, après avoir cité le hadith où al-Ṣiddīq paria avec les polythéistes que les Byzantins finiraient par l’emporter, dit : « Les savants ont divergé quant au fait de savoir si ce hadith reste en vigueur ou s’il est abrogé, formant deux avis. Un groupe en a soutenu l’abrogation… Un autre groupe affirme qu’il demeure valable, non abrogé, et qu’il n’existe aucune preuve contraignante imposant de le considérer comme abrogé. Ils avancent que le pari n’a pas été interdit de manière absolue, puisque le Prophète ﷺ a lui-même parié lors de courses de chevaux… Le seul pari prohibé est celui qui porte sur la fausseté et n’offre aucun bénéfice. »
(1) Dans sa Hashiyatih 'ala al-Furuʿ, Ibn Qundus écrit : « On les a déjà mentionnées, à savoir : taʿdīb farasih (dressage de son cheval), mulāʿabah ahlih (jeux/divertissement avec sa famille) et ramyih (lancer). »
٧٩٨ - حديث مصارعة النبي ﷺ لركانة على شاة:
- قال ابن مفلح: (وقد صارع النبي ﷺ ركانة على شاة فصرعه، فأخذها، ثم عاد مرارًا، فأسلم، فرد النبي (رحمهم الله) غنمه. رواه أبو داود في «مراسيله» عن موسى بن إسماعيل عن حماد بن سلمة عن عمرو بن دينار عن سعيد بن جبير. قال البيهقي: مرسل جيد، وأنه متصل ضعيف.
ورواه أبو الشيخ: حدثنا إبراهيم بن علي، حدثنا ابن المقري، حدثنا أبي حدثنا حماد عن عمرو عن سعيد عن ابن عباس.
قال شيخنا: إسناد جيد، وروى أبو الشيخ السبق فيه من وجه آخر، فأراد النبي ﷺ إظهار الحق، وهذا وغيره مع الكفار من جنس الجهاد، فهو في معنى الثلاثة (١) وجنسها جهاد) [الفروع ٤/ ٤٦١ (٧/ ١٨٩)].
٧٩٩ - أخذ العوض في المسابقات التي تنفع في الدين:
- قال ابن القيم ــ بعد أن ذكر حديث مراهنة الصديق للمشركين في أن الروم سيغلبون ــ: (وقد اختلف أهل العلم في إحكام هذا الحديث ونسخه على قولين: فادعت طائفة نسخه ...
وادعت طائفة أنه محكم غير منسوخ، وأنه ليس مع مدعي نسخه حجة يتعين المصير إليها، قالوا: والرهان لم يحرم جملة، فإن النبي ﷺ راهن في تسبيق الخيل ... وإنما الرهان المحرم الرهان على الباطل الذي لا منفعة فيه
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (وقد تقدم ذكرها، وهي: تأديب فرسه، وملاعبة أهله، ورميه).