790 – Lorsque le locataire découvre que la chose louée est affectée d’un vice :
Ibn Muflih déclare : « Il peut résilier le contrat pour cause de défaut, ou si l’on constate par la suite qu’elle était viciée. Est réputé vice tout ce qui entraîne une différence appréciable dans le montant du loyer, pourvu que le défaut ne puisse être supprimé sans lui causer de préjudice. Selon l’analogie admise dans l’école, il lui est également permis de réclamer l’*arsh* (réduction proportionnelle). Notre shaykh a ajouté : à défaut, (1) l’avis contraire doit être écarté, car sa faiblesse au regard du principe posé par Ahmad est manifeste. » ⦗Al-Furûʿ 4/440 (7/161)⦘.
791 – Lorsque l’usage périt avant d’avoir pu en profiter :
Ibn al-Qayyim rapporte : « Notre shaykh a dit : les savants sont unanimes à reconnaître que, dans un contrat de location, si la jouissance disparaît avant que le preneur ait pu en bénéficier, aucun loyer n’est exigible. » ⦗Zâd al-Maʿâd 5/833⦘ (2).
792 – Si l’ouvrier, sans excuse valable, néglige ce qui lui incombe et qu’un dommage en résulte :
Ibn Muflih dit : « Troisièmement (3) : il s’agit d’un contrat portant sur une prestation due à titre personnel, relative à un objet déterminé ou décrit, comme la couture ; il faut que cette prestation soit définie avec précision, sans ambiguïté, et l’ouvrier est tenu de commencer immédiatement après (4) la conclusion du contrat. S’il omet d’exécuter ce qui lui incombe — notre shaykh précise : sans excuse — et qu’un bien se détériore par sa faute, il en répond et doit indemniser. » ⦗Al-Furûʿ 4/441 (7/163)⦘ (5).
(1) Tel quel dans les éditions 1 et 2, et en note de l’édition 1 : dans le manuscrit d’al-Azhar, on lit «wa illa wardada daʿfahu» («et sinon il renvoya sa faiblesse»), dans le manuscrit de Dar «wa illa wuruda daʿfahu» («et sinon la survenue de sa faiblesse»), la lecture retenue étant celle de la première édition. Allah sait le mieux. Dans al-Insaf (vol. 14, p. 463), cheikh Taqi al-Din déclare : «Si l’on ne retient pas la lecture al-arsh, alors wurud daʿfahu est établi selon la version d’Aḥmad.» Allah sait le mieux.
(2) al-Fatawa, vol. 30, p. 155, 288.
(3) C’est-à-dire l’une des catégories de l’ijara (location).
(4) Dans l’édition 2 on trouve «aqib», la forme retenue étant celle de l’édition 1.
(5) al-Fatawa, vol. 30, p. 183.
٧٩٠ - إذا وجد المستأجر العين معيبة:
- قال ابن مفلح: (وله الفسخ بعيب أو بانت معيبة، وهو ما يظهر به تفاوت الأجرة إن لم يزل بلا ضرر يلحقه، وقياس المذهب: أو الأرش، قال شيخنا: وإلا ورد (١) ضعفه على أصل أحمد بين) [الفروع ٤/ ٤٤٠ (٧/ ١٦١)].
٧٩١ - إذا تلفت المنفعة قبل استيفائها:
- قال ابن القيم: (قال شيخنا: اتفق العلماء على أن المنفعة في الإجارة إذا تلفت قبل التمكن من استيفائها= أنه لا تجب الأجرة) [زاد المعاد ٥/ ٨٣٣] (٢).
٧٩٢ - إذا ترك الأجير ما يلزمه بلا عذر فتلف بسببه:
- قال ابن مفلح: (الثالث (٣): عقد على منفعة في الذمة في شيء معين أو موصوف، كخياطة، ويشترط ضبطه بما لا يختلف، ويلزمه الشروع عقيب (٤) العقد، وإن ترك ما يلزمه ــ قال شيخنا: بلا عذر ــ فتلف بسببه= ضمن) [الفروع ٤/ ٤٤١ (٧/ ١٦٣)] (٥).
(١) كذا في ط ١ وط ٢، وفي حاشية ط ١: (في مخطوط الأزهر: «وإلا وردد ضعفه»، وفي مخطوط الدار: «وإلا ورود ضعفه»، والمثبت ما في الطبعة الأولى) ا. هـ.
وفي «الإنصاف» (١٤/ ٤٦٣): (قال الشيخ تقي الدين: إن لم نقل بالأرش فورود ضعفه على أصل أحمد بين) ا. هـ.
(٢) «الفتاوى» (٣٠/ ١٥٥، ٢٨٨).
(٣) أي: من أقسام الإجارة.
(٤) في ط ٢: (عقب)، والمثبت من ط ١.
(٥) «الفتاوى» (٣٠/ ١٨٣).