alors qu’ils ne méritent aucune assistance en cela. Il en va différemment lorsqu’on leur confie un travail qui, par nature, est dépourvu de toute valeur – comme la prostituée, le chanteur ou la pleureuse professionnelle : à ceux-là, on ne statue jamais en faveur du paiement d’un salaire. [Zâd al-Maʿâd 5/782-786] – Il dit encore : « Notre shaykh est resté indécis, dans son ouvrage Iqtidâ’ aṣ-Ṣirâṭ al-Mustaqîm li-mukhâlafat Aṣḥâb al-Jaḥîm, quant à l’obligation de restituer la contrepartie de cette jouissance illicite à celui qui l’a fournie ou d’en faire aumône. Il déclare : “Le fornicateur, l’amateur de chant et de lamentations ont versé cette somme de plein gré ; ils ont ainsi perçu une contrepartie interdite. L’interdiction en cause ne relève pas de leur droit propre, mais du droit d’Allah, exalté soit-Il. Dès la remise, cette jouissance s’est évanouie. Or les principes veulent que, si l’un des deux équivalents est rendu, l’autre le soit également ; ainsi, si le preneur ne peut restituer la jouissance, on ne lui rend pas l’argent. Celui dont on a déjà profité du service subirait en effet un préjudice si l’on lui retirait et la jouissance, et son équivalent pécuniaire, contrairement au cas où la contrepartie serait du vin ou une bête morte : leur perte ne lui cause aucun tort, car, si elles subsistaient, nous les détruirions. Quant au profit tiré du chant et des lamentations, s’il n’avait pas disparu, il serait resté à sa disposition et il aurait pu l’orienter vers un autre usage, c’est-à-dire employer la force mise en œuvre.” » Il soulève ensuite une objection : « Dans ce cas, ne faudrait-il pas statuer en faveur du paiement lorsque l’intéressé le réclame ? » Et il répond : « Nous n’ordonnons ni de verser cette rémunération ni de la restituer, à l’image des contrats illicites conclus par les mécréants : s’ils se convertissent avant la prise de possession, celle-ci n’est pas validée ; s’ils se convertissent après, on n’ordonne pas la restitution. Quant au musulman, cette rétribution lui demeure interdite parce qu’il en connaît l’interdiction, à la différence du mécréant. Aussi, s’il réclame son salaire, nous lui disons : ‘Tu as fait preuve de négligence en dépensant ton énergie pour une œuvre prohibée ; aucun salaire ne te sera donc accordé.’”
لهم وليسوا بأهل أن يعاونوا على ذلك، بخلاف من سلّم إليهم عملا لا قيمة له بحال، يعني: كالزانية والمغني والنائحة، فإن هؤلاء لا يقضى لهم بأجرة) [زاد المعاد ٥/ ٧٨٢ - ٧٨٦]. - وقال أيضا: (وقد توقف شيخنا في وجوب رد عوض هذه المنفعة المحرمة على باذله أو الصدقة به في كتاب «اقتضاء الصراط المستقيم لمخالفة أصحاب الجحيم»، وقال: الزاني ومستمع الغناء والنوح= قد بذلوا هذا المال عن طيب نفوسهم، فاستوفوا العوض المحرم، والتحريم الذي فيه ليس لحقهم، وإنما هو لحق الله تعالى، وقد فاتت هذه المنفعة بالقبض، والأصول تقتضي: أنه إذا رد أحد العوضين رد الآخر، فإذا تعذر على المستأجر رد المنفعة لم يرد عليه المال، وهذا الذي استوفيت منفعته عليه ضرر في أخذ منفعته، وأخذ عوضها جميعًا منه، بخلاف ما إذا كان العوض خمرًا أو ميتة= فإن تلك لا ضرر عليه في فواتها، فإنها لو كانت باقية لأتلفناها عليه، ومنفعة الغناء والنوح لو لم تفت لتوفرت عليه، بحيث كان يتمكن من صرف تلك المنفعة في أمر آخر، أعني: من صرف القوة التي عمل بها. ثم أورد على نفسه سؤالًا، فقال: فيقال: على هذا، فينبغي أن تقضوا بها إذا طالب بقبضها؟ وأجاب عنه، بأن قال: قيل: نحن لا نأمر بدفعها ولا بردها، كعقود الكفار المحرمة، فإنهم إذا أسلموا قبل القبض لم يحكم بالقبض، ولو أسلموا بعد القبض لم يحكم بالرد، ولكن المسلم تحرم عليه هذه الأجرة، لأنه كان معتقدًا لتحريمها، بخلاف الكافر، وذلك لأنه إذا طلب الأجرة، قلنا له: أنت فرطت، حيث صرفت قوتك في عمل يحرم، فلا يقضى لك بالأجرة.