pour l’allumer, car l’objet loué se consume. Le moyen de rendre ce contrat licite consiste à lui vendre, de la chandelle, un nombre déterminé d’onces, puis à la lui louer ; si la quantité qu’il brûle correspond à ce poids, rien à redire, sinon on lui imputera ce qu’il a consommé au-delà. Une solution encore meilleure serait de dire : « Je te vends, de cette chandelle, chaque once au prix d’un dirham, que tu en prennes peu ou beaucoup. » Cette formule est jugée valide selon l’une des deux opinions rapportées dans l’école de l’imâm Aḥmad, et c’est celle qu’a adoptée notre Shaykh. [Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 3/341-342] – Ibn Mufliḥ a dit : « Quant à la chandelle destinée à être allumée(1), notre Shaykh l’a assimilée au cas : “chaque mois pour un dirham”. Son équivalent, pour les biens corporels, correspond à la présente question concernant les usufruits. De même, si l’on déclare : “Chaque fois que tu affranchis l’un de tes esclaves, je m’engage à en payer le prix”, le contrat est valable même si ni le nombre des esclaves ni leur prix ne sont précisés. Il s’agit, en réalité, d’une autorisation d’usage moyennant contrepartie. Notre Shaykh en a retenu la validité et a précisé qu’elle n’était pas contraignante mais permise, à l’image de la juʿâla (contrat à prime). Il en va de même pour la clause : “Jette ta marchandise à la mer et j’en assume la garantie”, ou encore : “Celui qui jette telle chose recevra telle somme, et celui qui jette telle autre recevra telle autre somme.” Ils considéraient également licite la location, pour une durée déterminée, de l’eau d’un canal ou de l’excédent d’un bassin, ainsi que la location d’un animal afin de prélever son lait, que l’entretien relève du preneur ou du propriétaire. Si le preneur se charge de soigner et de nourrir l’animal, le contrat s’apparente à la location d’un arbre pour en cueillir les fruits. Si, au contraire, c’est le propriétaire qui le nourrit et que l’acheteur perçoit une quantité de lait fixée d’avance, il s’agit d’une vente pure et simple ; s’il prend le lait sans limitation précise, cela reste également une vente. Il n’y a là aucun gharar (aléa prohibé), car le gharar est ce qui oscille entre l’existence et l’inexistence ; il relève de la même catégorie que le jeu de hasard – le maysir –, qui constitue une appropriation injuste des biens, à l’instar de la vente d’un esclave fugitif ou d’un animal égaré. Il ajoute : « Les usufruits et les profits peuvent entrer dans les contrats à titre gracieux, que le bien d’origine soit mis en réserve au titre d’un waqf ou non – comme dans le prêt à usage et assimilés –, ainsi que l’a explicitement établi le Législateur dans la “minḥat ach-shâh”, c’est-à-dire le prêt d’une brebis pour bénéficier de son lait, de même qu’il autorise le prêt d’une monture pour s’en servir. Et parce que cela… »
(1) Autrement dit, la location de cire en vue de l’allumer n’est pas valable.
ليشعله، لذهاب عين المستأجر، والحيلة في تجويز هذا العقد أن يبيعه من الشمعة أواقي معلومة، ثم يؤجره إياها، فإن كان الذي أشعل منها ذلك القدر وإلا احتسب له بما أذهبه منها. وأحسن من هذه الحيلة أن يقول: بعتك من هذه الشمعة كل أوقية منها بدرهم، قل المأخوذ منها أو كثر، وهذا جائز على أحد القولين في مذهب الإمام أحمد، واختاره شيخنا) [إعلام الموقعين ٣/ ٣٤١ - ٣٤٢]. - وقال ابن مفلح: (وشمع ليشعله (١)، وجعله شيخنا مثل كل شهر بدرهم، فمثله في الأعيان نظير هذه المسألة في المنافع، ومثله: كلما أعتقت عبدا من عبيدك فعلي ثمنه، فإنه يصح وإن لم يبين العدد والثمن، وهو إذن في الانتفاع بعوض، واختار جوازه، وأنه ليس بلازم، بل جائز، كالجعالة، وكقوله: ألق متاعك في البحر وعلي ضمانه فإنه جائز، أو من ألقى كذا فله كذا، ومن ألقى كذا فله كذا، وجواز إجارة ماء قناة مدة، وماء فائض بركة رأياه، وإجارة حيوان لأخذ لبنه قام به هو أو ربه، فإن قام عليها المستأجر وعلفها فكاستئجار الشجر، وإن علفها ربها، ويأخذ المشتري لبنا مقدرًا فبيع محض، وإن كان يأخذ اللبن مطلقًا فبيع أيضًا، وليس هذا بغرر، لأن الغرر ما تردد بين الوجود والعدم، فهو من جنس القمار الذي هو الميسر، وهو أكل المال بالباطل، كبيع الآبق والشارد. قال: والمنافع والفوائد تدخل في عقود التبرع، سواء كان الأصل محتبسا بالوقف أو غير محتبس كالعارية ونحوها، كما نص عليه الشارع في منيحة الشاة، وهو عاريتها للانتفاع بلبنها، كما يعيره الدابة لركوبها، ولأن هذا
(١) أي: ولا تصح إجارة شمع ليشعله.