contreparties constituent une forme de vente ou quelque chose d’analogue. » [al-Furûʿ 4/420-421 (7/134-135)] (1).
773 – Si l’on loue une maison moyennant telle somme chaque mois, ou assimilé :
– Ibn Muflih a dit : « Lorsqu’une personne prend à loyer une maison pour un montant déterminé chaque mois, etc., la validité du contrat fait l’objet de deux versions ; certains disent qu’il est valide après le premier [mois]. S’il est jugé valable puis résilié après l’entrée du second (2), al-Qâḍî et al-Muḥarrar estiment que la résiliation est admise jusqu’à la fin du jour ; le Shaykh dit : ou même avant cela (3). Il a encore affirmé, tout comme Abû al-Khaṭṭâb et notre Shaykh, qu’elle doit plutôt intervenir avant. » [al-Furûʿ 4/423 (7/137-139)].
774 – Le loyer différé ne devient pas exigible du seul fait d’un décès.
775 – Le régisseur du waqf n’est pas autorisé à en anticiper le paiement intégral sauf nécessité :
– Ibn Muflih a dit : « Et, selon l’avis le plus probant des savants, la rémunération différée ne devient pas exigible en cas de décès (4). »
(1) Al-Ikhtiyarat de al-Ba‘lī, p. 220. Voir aussi al-Fatawa, vol. 20, pp. 536–537.
(2) Ibn Qundus, dans sa Hashiya ‘ala al-Furu‘, précise : « c’est-à-dire après l’entrée du deuxième mois. »
(3) Toujours dans sa Hashiya ‘ala al-Furu‘, il ajoute : « c’est-à-dire avant l’entrée du deuxième mois, de sorte que la résiliation intervient durant le premier mois, avant l’entrée du second. Selon cette interprétation, on résilie le mois à venir avant son commencement ; selon la précédente, après son entrée, etc. »
(4) Ibn Qundus, dans sa Hashiya ‘ala al-Furu‘, rapporte d’al-Ikhtiyarat : « Et si le preneur à bail meurt, ses héritiers ne sont pas tenus d’avancer le paiement du loyer, selon l’avis le plus solide des savants. » Cette position correspond à celle de ceux qui estiment que la dette ne s’éteint pas par la mort (la doctrine de la non-extinction du dayn par le décès), et à celle de ceux qui en admettent la transmission au défunt, dans la forme la plus manifeste de leur opinion. Ils distinguent en effet entre l’ijara (contrat de location) et les autres contrats, tout comme pour le ḥikr (monopole foncier) lorsqu’il est vendu ou hérité : le ḥikr incombe à l’acheteur et à l’héritier, et les titulaires du ḥikr n’ont pas le droit de le reprendre du vendeur ni de la succession. Tel est le sens de la formule de l’auteur : « Et ils n’ont pas le droit de le reprendre du vendeur ni de la succession. »
المعاوضة نوع من البيع أو شبيه به) [الفروع ٤/ ٤٢٠ ــ ٤٢١ (٧/ ١٣٤ - ١٣٥)] (١).
٧٧٣ - إذا استأجر دارا كل شهر بكذا ونحو ذلك:
- قال ابن مفلح: (ولو اكترى دارا كل شهر بكذا ونحو ذلك، ففي صحة العقد، وقيل: بعد الأول= روايتان، فإن صح ففسخ بعد دخول الثاني (٢)، وقال القاضي و «المحرر»: إلى تمام يوم، وقال الشيخ: أو قبله (٣)، وقال أيضًا وأبو الخطاب وشيخنا: بل قبله) [الفروع ٤/ ٤٢٣ (٧/ ١٣٧ - ١٣٩)].
٧٧٤ - لا تحل الأجرة المؤجلة بموت:
٧٧٥ - وليس لناظر الوقف تعجيلها كلها إلا لحاجة:
- قال ابن مفلح: (ولا تحل في أصح قولي العلماء مؤجلة بموت (٤)
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٢٠)، وانظر: «الفتاوى» (٢٠/ ٥٣٦ - ٥٣٧).
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: بعد دخول الشهر الثاني).
(٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: قبل دخول الشهر الثاني، فيكون الفسخ في الشهر الأول قبل دخول الثاني، فعلى هذا يكون الفسخ للشهر المستقبل قبل دخوله، وعلى الأول يكون الفسخ للمستقبل بعد دخوله ... الخ).
(٤) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قال في «الاختيارات»: وإذا مات المستأجر لم يلزم ورثته تعجيل الأجرة في أصح قولي العلماء. وهذا على قول من يقول: لا يحل الدين بالموت ظاهر، وكذلك على قول من يقول بحلوله في أظهر قوليهم، إذ يفرقون بين الإجارة وغيرها، كما يفرقون في الأرض المحتكرة إذا بيعت أو ورثت، فإن الحكر يكون على المشتري والوارث، وليس لأصحاب الحكر أخذ الحكر من البائع وتركة الميت في أظهر قولي العلماء، وهذا معنى قول المصنف: «وليس لهم أخذه من بائع وتركة») ا. هـ.