de manière convenable » (65 : 6). Notre Shaykh a expliqué : Si certains ont cru que cette question contrevenait à l’analogie, c’est parce qu’ils ont imaginé que l’ijâra (location) ne pouvait porter que sur un simple usufruit. Il n’en est rien ; l’ijâra peut concerner toute chose dont on prélève quelque chose tout en préservant son support, qu’il s’agisse d’un bien corporel ou d’un usufruit. De même, ce type de bien peut être mis en waqf (bien de mainmorte) ou prêté à titre gracieux (*‘âriyya*), si bien que le bénéficiaire ou l’emprunteur en tire profit — parfois sans contrepartie, parfois moyennant rétribution. Dès lors que le lait de la nourrice est prélevé tandis que la personne, qui en est la source, demeure, il est licite de le louer, exactement comme il est licite de louer un usufruit. Il s’agit d’une pure analogie : ces substances créées par Allah apparaissent les unes après les autres alors que leur support subsiste, tout comme Il fait surgir les utilités successivement tandis que leur base demeure. [Zâd al-Ma‘âd 5/826] (1) Il a dit également : « Concernant le contrat relatif au lait encore dans le pis, les avis sont au nombre de trois : 1. L’interdiction aussi bien de la vente que de la location ; tel est l’avis de Ahmad, al-Shâfi‘î et Abû Hanîfa. 2. L’autorisation de la vente comme de la location. 3. La permission de la location, à l’exclusion de la vente ; c’est l’option retenue par notre Shaykh — qu’Allah lui fasse miséricorde. » [Zâd al-Ma‘âd 5/829-830] 772 – Les formulations qui font naître le contrat de location : – Ibn Muflih a dit : « Le contrat se forme par le terme même d’ijâra, ou par tout mot équivalent lorsqu’on le rapporte au bien corporel ; de même, lorsqu’on le rapporte à l’usufruit, selon l’avis le plus juste. Si l’on emploie le mot “vente”, deux opinions existent (2). Notre Shaykh a précisé : cela repose sur le fait que ces… »
(1) Al-Fatawa, t. 30, p. 230. (2) Dans Tashih al-Furu‘, al-Mardawi écrit : « […] L’une des deux positions est valide, c’est la bonne. Ibn ‘Abdus l’a retenue dans Tadhkiratuhu, de même que le cheikh Taqi al-Din, qui expose dans son principe sur le taqrir al-qiyas, après avoir présenté les deux avis : “En réalité, si les contractants connaissent l’intention, le contrat est conclu quelle que soit la formule parmi celles par lesquelles ils ont compris leur objet ; cette règle vaut pour tous les contrats, car le législateur n’a pas limité les formules mais les a énoncées de façon générale.” » Ibn al-Qayyim soutient la même position dans I‘lam al-Muwaqqi‘in (qu’il privilégie), tout comme Ibn Razin dans son Sharh. Dans Idraak al-Ghaya, il précise : « Non, c’est valable avec le terme “vente” dans un sens », ce qui confirme l’avis précédent. Je note : c’est l’opinion juste. (Le terme al-maqsuud et le passage entre crochets ont été omis dans l’édition 2 ; je les ai rétablis d’après l’édition 1, de même que la citation du cheikh dans Al-Fatawa, t. 20, p. 533.)
بِمَعْرُوفٍ﴾ [الطلاق: ٦]، قال شيخنا: وإنما ظن الظان أنها خلاف القياس، حيث توهم أن الإجارة لا تكون إلا على منفعة، وليس الأمر كذلك، بل الإجارة تكون على كل ما يستوفى مع بقاء أصله، سواءً كان عينًا أو منفعة، كما أن هذه العين هي التي توقف وتعار فيما استوفاه الموقوف عليه والمستعير، بلا عوض يستوفيه المستأجر وبالعوض. فلما كان لبن الظئر مستوفى مع بقاء الأصل= جازت الإجارة عليه، كما جازت على المنفعة، وهذا محض القياس، فإن هذه الأعيان: يحدثها الله شيئًا بعد شيء، وأصلها باقٍ، كما يحدث الله المنافع شيئًا بعد شيء وأصلها باقٍ) [زاد المعاد ٥/ ٨٢٦] (١). - وقال أيضا: (فالأقوال في العقد على اللبن في الضرع ثلاثة: أحدها: منعه بيعًا وإجارة، وهو مذهب أحمد والشافعي وأبي حنيفة. والثاني: جوازه بيعًا وإجارة. والثالث: جوازه إجارة لا بيعًا، وهو اختيار شيخنا (رحمه الله)) [زاد المعاد ٥/ ٨٢٩ ــ ٨٣٠]. ٧٧٢ - الألفاظ التي تنعقد بها الإجارة: - قال ابن مفلح: (تنعقد بلفظها، ومعناه إن أضافه إلى العين، وكذا إلى النفع في الأصح، وفي لفظ البيع وجهان (٢)، قال شيخنا: بناء على أن هذه
(١) «الفتاوى» (٣٠/ ٢٣٠). (٢) قال المرداوي في «تصحيح الفروع»: ( ... أحدهما: يصح، وهو الصحيح، اختاره ابن عبدوس في «تذكرته» والشيخ تقي الدين، فقال في قاعدة له في تقرير القياس بعد إطلاق الوجهين: والتحقيق أن المتعاقدين إن عرفا المقصود انعقدت بأي لفظ كان من الألفاظ التي عرف بها المتعاقدان مقصودَهما، وهذا عام في جميع العقود، فإن الشارع لم يحدَّ حدًّا لألفاظ العقود، بل ذكرها مطلقة. انتهى، وكذا قال [ابن القيم في «إعلام الموقعين» واختاره، وقدمه ابن رزين في «شرحه»، قال في «إدراك الغاية»: لا] يصح بلفظ البيع في وجه، فدل أن المقدم الصحة. قلت: وهو الصواب) ا. هـ المقصود، وما بين المعكوفتين سقط من ط ٢، واستدركته من ط ١، وكلام الشيخ في «الفتاوى» (٢٠/ ٥٣٣).