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Nous venons ainsi de clore le premier point – l’idée que le bail (*ijâra*) serait contraire à l’analogie – et nous en avons montré la nullité.
Quant au second point – à savoir que le seul bail auquel Allah a donné Son aval dans Son Livre, celui de la nourrice (*ijârat al-ẓiʾr*), contreviendrait lui aussi à l’analogie – il repose sur un principe vicié : selon eux, le contrat de bail ne peut porter que sur des jouissances et jamais sur des biens corporels. Or ce principe n’est fondé ni sur le Coran, ni sur la Sunna, ni sur le consensus, ni sur une analogie correcte. Au contraire, les sources indiquent que les biens matériels qui se renouvellent peu à peu alors que leur support demeure – tels que le fruit sur l’arbre, le lait dans l’animal ou l’eau dans le puits – relèvent du même régime que les jouissances. C’est pourquoi la Sharîʿa les traite de façon identique dans le *waqf*, lequel consiste à immobiliser le capital et à mettre la fructification à la disposition des gens. L’utilité issue d’un *waqf* peut donc être une jouissance, comme l’occupation d’une demeure, un fruit, ou encore du lait, lorsque l’on affecte un troupeau au profit tiré de sa lactation.
Il en va de même pour les libéralités : la *ʿâriya*, où l’on prête un bien d’usage que l’on restitue ensuite ; la *ʿarîya*, où l’on consomme le fruit d’un arbre avant de rendre l’arbre lui-même ; la *manîḥa*, où l’on boit le lait d’une brebis avant de la rendre ; et le prêt (*qarḍ*), où l’on utilise des pièces puis l’on restitue leur équivalent, qui tient lieu du bien initial.
De la même façon, en matière de bail : tantôt on loue la chose pour une jouissance immatérielle, tantôt pour un bien corporel qui se renouvelle progressivement alors que le support subsiste, comme le lait de la nourrice ou l’eau puisée d’un puits. Parce que ces biens apparaissent petit à petit tandis que l’élément principal demeure, ils sont assimilés à la jouissance. Ce qui les rend licites est le dénominateur commun qu’ils partagent : l’objet voulu par le contrat se produit graduellement, qu’il s’agisse d’un bien tangible ou d’une jouissance immatérielle. Que ce qui apparaît soit un corps ou une qualité inhérente à un corps n’a, quant à lui, aucune incidence sur la licéité ou l’interdiction, dès lors qu’ils partagent tous deux
فصل
فهذا الكلام على المقام الأول، وهو: كون الإجارة على خلاف القياس، وقد تبين بطلانه.
وأما المقام الثاني، وهو: أن الإجارة التي أذن الله فيها في كتابه، وهي إجارة الظئر على خلاف القياس، فبناء منهم على هذا الأصل الفاسد، وهو: أن المستحق بعقد الإجارة إنما هو المنافع لا الأعيان، وهذا الأصل: لم يدل عليه كتاب ولا سنة ولا إجماع ولا قياس صحيح، بل الذي دلت عليه الأصول: أن الأعيان التي تحدث شيئًا فشيئًا، مع بقاء أصلها= حكمها حكم المنافع، كالثمر في الشجر، واللبن في الحيوان، والماء في البئر، ولهذا سوى بين النوعين في الوقف، فإن الوقف: تحبيس الأصل، وتسبيل الفائدة، فكما يجوز أن تكون فائدة الوقف منفعة كالسكنى، وأن تكون ثمرة، وأن تكون لبنا كوقف الماشية للانتفاع بلبنها.
وكذلك في باب التبرعات: كالعارية، لمن ينتفع بالمتاع، ثم يرده، والعرية: لمن يأكل ثمر الشجرة، ثم يردها، والمنيحة: لمن يشرب لبن الشاة، ثم يردها، والقرض: لمن ينتفع بالدراهم، ثم يرد بدلها القائم مقام عينها.
فكذلك في الإجارة: تارة يكريه العين للمنفعة التي ليست أعيانا، وتارة للعين التي تحدث شيئًا من بعد شيء مع بقاء الأصل، كلبن الظئر، ونقع البئر، فإن هذه الأعيان لما كانت تحدث شيئا بعد شيء، مع بقاء الأصل= كانت كالمنفعة، والمسوغ هو: ما بينهما من القدر المشترك، وهو حدوث المقصود بالعقد شيئًا فشيئًا، سواء كان الحادث عينًا أو منفعة، وكونه جسما أو معنى قائما بالجسم لا أثر له في الجواز والمنع، مع اشتراكهما في