10 – Altération de l’eau par une impureté sur le lieu même de la purification
Ibn Mufliḥ déclare : « Le changement – de couleur, d’odeur ou de goût – que l’eau subit à l’endroit où l’on se purifie n’a aucune incidence. Il existe, il est vrai, un autre avis, mais c’est celui qu’a choisi notre maître. Il ajoute : distinguer entre les deux cas sur la base d’une caractéristique qui, ni dans la langue ni dans la Loi, n’a de portée, n’a pas lieu d’être. »
11 – L’impureté de l’eau déclarée impure est uniquement juridique
Ibn Mufliḥ dit : « Leur formulation apparente – c’est-à-dire celle des compagnons de l’école – laisse entendre que l’impureté de l’eau impure est intrinsèque. Or notre maître, dans son Commentaire de l’ʿUmda, ne l’admet pas : puisqu’elle sert à purifier d’autres choses, il est a fortiori qu’elle soit apte à se purifier elle-même ; elle doit donc être assimilée à un vêtement souillé. »