Et il ajouta — au sujet de ce que l’on prélève sur la part du cultivateur pour le *muqtaʿ*, la dîme (*ʿushr*), le battage (*dayāsa*) (1) et assimilés — : « Si, dans le cas où l’on opérerait par partage, la récolte devait être répartie, ou si l’on se base sur un quota déterminé et que chacun ne prenne que la mesure qui lui revient, il n’y a aucun inconvénient. »
Il poursuivit : « Le présent qu’il reçoit n’est dû qu’à l’*iqṭāʿ* ; il convient donc de l’imputer sur ce que le propriétaire détient pour lui, ou bien de ne pas l’accepter. » ⦗Al-Furūʿ 4/418-419 (7/132-133)⦘ (2).
768 – Garantie des vergers et jardins
– Ibn al-Qayyim déclare : « La garantie (*ḍamān*) des vergers, admise à l’unanimité des Compagnons, découle de l’analogie correcte : de même que la terre est garantie pour le produit des cultures, de même l’arbre l’est pour le produit des fruits, sans aucune distinction. En effet, ici l’élément principal (l’arbre) équivaut à la terre là-bas, et le rendement s’obtient par le service du locataire et les soins apportés aux arbres, tout comme il s’obtient par son service et ses soins apportés à la terre. Si quelqu’un loue une terre pour la labourer, l’irriguer et tirer profit de ce qu’Allah y fait pousser sans y avoir semé, cela équivaut sous tous rapports à la location d’arbres ; il n’y a absolument aucune différence. Cette voie est donc plus judicieuse que ce subterfuge (3), plus éloignée de la corruption, plus profitable aux gens et plus conforme à l’analogie. C’est l’opinion d’Abū al-Wafāʾ Ibn ʿAqīl et de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya — qu’Allah leur fasse miséricorde —, et c’est la position correcte. » ⦗Iʿlām al-Muwaqqiʿîn 3/251⦘ (4).
(1) Dans al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī : ar-riʾāsah (la tutelle).
(2) al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī, p. 220 ; voir al-Fatāwā, vol. 30, p. 141.
(3) Il se réfère à ce qu’il a expliqué plus haut sur les hîlal (stratagèmes juridiques) : « De même, ils déclarent qu’il n’est pas licite de garantir les vergers ; le stratagème consiste à louer la terre et à la faire fructifier en prélevant un dix-millième du produit… ».
(4) al-Fatāwā, vol. 30, p. 283.
وقال ـ فيما يؤخذ من نصيب الفلاح للمقطع والعشر والدياسة (١) ونحو ذلك ـ: إن كانت لو دفعت مقاسمة قسمت أو جرت بمقدار فأخذ قدره فلا بأس.
قال: وهديته له إنما هي بسبب الإقطاع، فينبغي أن يحسبها مما له عنده أو لا يأخذها) [الفروع ٤/ ٤١٨ ــ ٤١٩ (٧/ ١٣٢ - ١٣٣)] (٢).
٧٦٨ - ضمان البساتين والحدائق:
- قال ابن القيم: (وضمان البساتين كما هو إجماع الصحابة فهو مقتضى القياس الصحيح، كما تضمن الأرض لمغلِّ الزرع فكذلك تضمن الشجر لمغل الثمر، ولا فرق بينهما ألبته، إذ الأصل هنا كالأرض هناك، والمغل يحصل بخدمة المستأجر والقيام على الشجر كما يحصل بخدمته والقيام على الأرض، ولو استأجر أرضا ليحرثها ويسقيها ويستغل ما ينبته الله تعالى فيها من غير بذر منه كان بمنزلة استئجار الشجر من كل وجه، لا فرق بينهما ألبته، فهذا أفقه من هذه الحيلة (٣)، وأبعد من الفساد، وأصلح للناس، وأوفق للقياس، وهو اختيار أبي الوفاء بن عقيل وشيخ الإسلام ابن تيمية (رضي الله عنه) , وهو الصواب) [إعلام الموقعين ٣/ ٢٥١] (٤).
(١) في «الاختيارات» للبعلي: (الرئاسة).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٢٢٠)، وانظر: «الفتاوى» (٣٠/ ١٤١).
(٣) يشير إلى ما سبق في كلامه عن الحيل، قال: (وكذلك قالوا: لا يجوز ضمان البساتين، والحيلة على ذلك أن يؤجره الأرض ويساقيه على الثمر من كل ألف جزء على جزء ... الخ) ا. هـ
(٤) «الفتاوى» (٣٠/ ٢٨٣).