765 – Obligations des parties contractantes dans la *muzâraʿa* (partage agricole) et la *musâqât* (entretien d’arbres contre part des fruits) : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : la clôture(1) incombe au propriétaire ; pour les taxes d’État, on s’en tient à l’usage sauf stipulation contraire. Il a ajouté : Toute redevance réclamée au village ou assimilée se répartit proportionnellement aux patrimoines ; si elle est prélevée sur la récolte, elle échoit à son possesseur ; si elle vise l’immeuble, elle revient à son propriétaire, à moins qu’il ne l’ait transférée à son locataire. Si la taxe est imposée sans précision, on se réfère à la coutume. Si le contrat devient caduc, le fruit et la semence appartiennent à leur propriétaire, lequel doit verser un salaire ainsi que la dîme (*ʿushr*). Mais si le contrat reste valable, le *muqtaʿ* est tenu d’acquitter la dîme correspondant à sa part. Affirmer que la totalité de la dîme incombe au cultivateur contredit le consensus, dit notre shaykh ; et si l’on oblige malgré tout le cultivateur à la payer, on se trouve dans le cas de la « prise de son droit par soi-même » (*mas’alat az-zafar*). Notre shaykh a conclu : le droit est manifeste ; il peut donc le reprendre. » ⦗Al-Furūʿ 4/417 (7/130-131)⦘ (2). 766 – Lorsque la *musâqât* est invalide : – Ibn Mufliḥ écrit : « Si elle est invalide tout en étant qualifiée de location (*ijâra*), on verse le loyer usuel (*ʿujrat al-mithl*). Certains disent : la quote-part usuelle (*qisṭ al-mithl*). C’est l’avis retenu par notre shaykh. » ⦗Al-Furūʿ 4/418 (7/132)⦘ (3). 767 – Condition imposée par le propriétaire du terrain au cultivateur : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a déclaré : Il n’est pas permis de lui imposer quoi que ce soit, que ce soit destiné à la consommation ou non.(4) »
(1) Dans al-Insâf d’al-Mardâwî (tome 14, p. 217) : « as-sabâkh », et dans al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî de même. (2) al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 219-220) ; voir aussi al-Fatâwâ (vol. 30, p. 149-150). (3) al-Fatâwâ (vol. 30, p. 122-123) ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 220). (4) Ibn Qandîs précise dans sa hâchiyya ‘alâ al-Furû‘ : « Selon cette opinion, l’élevage de poulets et d’animaux similaires, tel qu’il est imposé par les administrateurs des waqf aux cultivateurs à raison de tant d’oiseaux par feddan, n’est pas licite. »
٧٦٥ - إلتزامات المتعاقدين في المزارعة والمساقاة: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: والسياج (١) على المالك، ويتبع في الكلف السلطانية العرف ما لم يكن شرط. قال: وما طلب من قرية من وظائف سلطانية ونحوها، فعلى قدر الأموال، وإن وضعت على الزرع فعلى ربه، وعلى العقار على ربه ما لم يشرطه على مستأجر، وإن وضع مطلقًا فالعادة. ومتى فسد العقد فالثمرة والبذر لربه وعليه الأجرة، وكذا العشر، وإن صحت= لزم المقطع عشر نصيبه، ومن قال: العشر كله على الفلاح= فخلاف الإجماع، قاله شيخنا، وإن ألزموا الفلاح به فمسألة الظفر، وقال شيخنا: الحق ظاهر، فيأخذه) [الفروع ٤/ ٤١٧ (٧/ ١٣٠ - ١٣١)] (٢). ٧٦٦ - إذا فسدت المساقاة: - قال ابن مفلح: (وإن فسدت وسميت إجارة، فأجر المثل، وقيل: قسط المثل، واختاره شيخنا) [الفروع ٤/ ٤١٨ (٧/ ١٣٢)] (٣). ٧٦٧ - اشتراط صاحب الأرض على الفلاح: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: لا يجوز أن يشرط عليه شيئا مأكولًا ولا غيره (٤).
(١) في «الإنصاف» للمرداوي (١٤/ ٢١٧): (السباخ)، وفي «الاختيارات» للبعلي كما هنا. (٢) «الاختيارات» للبعلي (٢١٩ - ٢٢٠)، وانظر: «الفتاوى» (٣٠/ ١٤٩ - ١٥٠). (٣) «الفتاوى» (٣٠/ ١٢٢ - ١٢٣)، «الاختيارات» للبعلي (٢٢٠). (٤) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (فعلى هذا: الدجاج ونحوها التي يشترطها نظار الأوقاف على الفلاحين، على كل فدان كذا وكذا طير= غير جائز).