d’une contre-prestation équivalente, même si aucune preuve n’est produite(1), car tel est le principe qui régit les contrats ; toutefois, l’exigence d’un témoignage reste concevable. Notre maître a d’ailleurs écrit dans les « Fatâwâ miṣriyyah » : « Il est permis à celui qui détient un bien d’en disposer, de le constituer en waqf ou autrement, tant qu’aucune preuve légale n’établit qu’il n’en est pas propriétaire ; cependant, le jugement érigeant ce bien en waqf ne sera rendu qu’une fois la propriété dûment confirmée. » ⦗Al-Furūʿ 4/406 (7/118-119)⦘ (2) 760 – Statut de la mughârasa et de la muzâraʿah 761 – La semence n’a pas à être fournie par le propriétaire de la terre Ibn al-Qayyim déclare : « D’après notre école, la mughârasa est licite pour le noyer comme pour tout autre arbre : le propriétaire remet sa terre à l’exploitant et lui dit : “Plante-y tels et tels arbres, et les plants seront partagés entre nous à parts égales.” Il en va de même lorsqu’il lui confie son capital pour le faire fructifier, le bénéfice revenant pour moitié à chacun ; lorsqu’il lui cède sa terre à cultiver, la récolte étant partagée ; lorsqu’il lui confie ses arbres pour les entretenir, les fruits étant partagés ; lorsqu’il lui remet ses bovins, ovins ou camélidés pour en prendre soin, le lait et les petits étant partagés ; lorsqu’il lui confie ses oliviers à presser, l’huile étant partagée ; lorsqu’il lui confie sa monture pour travailler, le salaire étant partagé ; lorsqu’il lui confie son cheval pour partir au combat, la part de butin revenant au cheval étant partagée ; lorsqu’il lui remet un canal pour en extraire l’eau, l’eau étant partagée, et ainsi de suite. Toutes ces situations constituent des partenariats valides, dont la licéité est établie par le texte, l’analogie, le consensus des Compagnons et l’intérêt des gens… La conclusion correcte est donc que tout cela est permis, conformément aux fondements et aux principes de la sharîʿah : il s’agit d’un contrat de participation où l’un apporte le capital et l’autre le travail, si bien que ce qu’Allah accorde est partagé entre eux. »
(1) N’apparaît pas dans l’édition 1 et a été rétablie d’après l’édition 2. (2) Al-Ikhtiyarat de al-Ba‘lī (pp. 216–217) ; voir aussi Al-Fatāwa, vol. 31, p. 262.
المثل، ولو لم يقم [به] (١) بينة، لأنه الأصل في العقود، ويتوجه اعتبار بينة. وقد قال شيخنا في «الفتاوى المصرية»: يجوز تصرفه فيما بيده بالوقف وغيره، حتى تقوم حجة شرعية بأنه ليس ملكًا له، لكن لا يحكم بالوقف حتى يثبت الملك) [الفروع ٤/ ٤٠٦ (٧/ ١١٨ - ١١٩)] (٢). ٧٦٠ - حكم المغارسة والمزارعة: ٧٦١ - عدم اشتراط كون البذر من رب الأرض: - قال ابن القيم: (تجوز المغارسة عندنا على شجر الجوز وغيره بأن يدفع إليه أرضه ويقول: اغرسها من الأشجار كذا وكذا والغرس بيننا نصفان، وهذا كما يجوز أن يدفع إليه ماله يتجر فيه والربح بينهما نصفان، وكما يدفع إليه أرضه يزرعها والزرع بينهما، وكما يدفع إليه شجره يقوم عليه والثمر بينهما، وكما يدفع إليه بقره أو غنمه أو إبله يقوم عليها والدر والنسل بينهما، وكما يدفع إليه زيتونه يعصره والزيت بينهما، وكما يدفع إليه دابته يعمل عليها والأجرة بينهما، وكما يدفع إليه فرسه يغزو عليها وسهمها بينهما، وكما يدفع إليه قناة يستنبط ماءها والماء بينهما، ونظائر ذلك، فكل ذلك شركة صحيحة قد دل على جوازها النص والقياس واتفاق الصحابة ومصالح الناس ... والصواب جواز ذلك كله، وهو مقتضى أصول الشريعة وقواعدها فإنه من باب المشاركة التي يكون العامل فيها شريك المالك، هذا بماله وهذا بعمله، وما رزق الله فهو بينهما.
(١) ليست في ط ١، وأثبتت من ط ٢. (٢) «الاختيارات» للبعلي (٢١٦ - ٢١٧)، وانظر: «الفتاوى» (٣١/ ٢٦٢).