et d’autres formes analogues.
Ibn Mufliḥ ajoute : « Si les associés conviennent que tout ce que chacun acquiert sera partagé entre eux – à tel point que, si l’un rédige un acte ou porte témoignage, l’autre en partage néanmoins le gain, quand bien même il n’aurait rien fait –, il s’agit d’un *sharikat al-abdān* (partenariat d’effort). Un tel contrat est licite partout où la *wakāla* (mandat) l’est ; là où le mandat n’est pas recevable, deux avis coexistent, comme pour le *sharikat al-dalālīn* (partenariat de courtiers). Un contrat formulé sans autre précision implique l’égalité dans le travail et la rémunération ; si l’un fournit davantage d’efforts sans les avoir offerts gracieusement, il est en droit de réclamer une part majorée. » ⦗Al-Furūʿ 4/401 (7/112)⦘ (1)
754 – Partenariat des courtiers
Ibn Mufliḥ déclare : « Le partenariat de courtiers n’est pas valable, ainsi qu’il l’a mentionné dans Al-Targhīb et ailleurs, car il requiert nécessairement un mandat qui, sous cette forme, n’est pas valide, comme dans la clause : “Loue ta monture et nous partagerons le prix.” Dans Al-Mūjaz, il est toutefois affirmé qu’il est valable, et Al-Muḥarrar le confirme si l’on admet qu’un mandataire peut en mandater un autre ; tel est aussi le sens d’Al-Mujarrad. Notre shaykh précise encore que le fait de leur remettre les biens en connaissance de la société vaut autorisation. Il ajoute : si chacun vend ce qu’il a pris, sans le remettre à l’autre, puis qu’ils se partagent le profit, cela est permis, selon l’opinion la plus nette, comme pour les biens libres d’appropriation, afin d’éviter toute contestation. » ⦗Al-Furūʿ 4/402 (7/113)⦘ (2)
755 – Le détenteur de l’autorité n’a pas qualité pour interdire, sur la base de sa propre école, les partenariats d’effort, de façade et assimilés, domaines ouverts à l’ijtihād
Ibn Mufliḥ dit : « Le détenteur de l’autorité n’a pas le droit d’interdire, en vertu de sa seule opinion juridique, le partenariat… »
(1) al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, pp. 214-215 ; voir al-Fatāwā, vol. 30, pp. 76-78 et 97-99.
(2) al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 215 ; voir al-Fatāwā, vol. 30, pp. 97-99.
وغيرها.
وقال أيضًا: إن اشتركوا على أن كل ما حصله كل واحد بينهم، بحيث إذا كتب أحدهم وشهد شاركه الآخر وإن لم يعمل= فهي شركة الأبدان، تجوز حيث تجوز الوكالة، وأما حيث لا تجوز ففيه وجهان، كشركة الدلالين، وموجب العقد المطلق التساوي في العمل والأجر، وإن عمل واحد أكثر ولم يتبرع طالب بالزيادة) [الفروع ٤/ ٤٠١ (٧/ ١١٢)] (١).
٧٥٤ - شركة الدلالين:
- قال ابن مفلح: (ولا تصح شركة الدلالين، قاله في «الترغيب» وغيره، لأنه لا بد فيها من وكالة، وهي على هذا الوجه لا تصح، كـ: آجر دابتك، الأجرة بيننا، وفي «الموجز»: تصح، وقاله في «المحرر» إن قيل: للوكيل التوكيل، وهو معنى «المجرد»، وقال شيخنا: وتسليم الأموال إليهم مع العلم بالشركة إذن لهم.
قال: وإن باع كل واحد ما أخذ، ولم يعط غيره، واشتركا في الكسب جاز، في أظهر الوجهين، كالمباح، ولئلا تقع منازعة) [الفروع ٤/ ٤٠٢ (٧/ ١١٣)] (٢).
٧٥٥ - ليس لولي الأمر المنع بمقتضى مذهبه في شركة الأبدان والوجوه ونحوها مما يسوغ فيه الاجتهاد:
- قال ابن مفلح: (وليس لولي الأمر المنع بمقتضى مذهبه في شركة
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢١٤ - ٢١٥)، وانظر: «الفتاوى» (٣٠/ ٧٦ - ٧٨، ٩٧ - ٩٩)
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٢١٥)، وانظر: «الفتاوى» (٣٠/ ٩٧ - ٩٩).