la perte est supportée par les deux associés, comme l’est le profit. Quant à la validité du partage établi par la seule parole – à l’image de l’estimation (*kharṣ*) des fruits –, il en va de même pour la société : l’imam Aḥmad s’en est prévalu comme preuve, ainsi que l’a rapporté notre shaykh (1) [Al-Furūʿ 4/396 (7/106-107)]. 751 – Répartition d’une créance lorsque les patrimoines obligés sont équivalents : – Ibn Mufliḥ rapporte : « S’agissant du partage d’une dette répartie entre plusieurs patrimoines, et non sur un seul, deux versions sont transmises. Si ces patrimoines se valent, l’analogie retenue dans l’école – tirée du cas de la *ḥawāla* (transfert de dette) sur un débiteur solvable – impose ce partage. » Ainsi l’a exposé notre shaykh. [Al-Furūʿ 4/397 (7/108-109)] (2). 752 – Si le propriétaire des fonds remet au collecteur ou à l’intermédiaire un billet destiné au changeur, après lui avoir ordonné de ne le lui délivrer qu’une fois la somme encaissée, et que l’agent désobéit : – Ibn Mufliḥ : « Si le propriétaire écrit au collecteur ou au courtier un billet à remettre au changeur chargé d’encaisser son argent et lui ordonne de ne pas le lui donner avant d’avoir perçu le montant, puis que l’agent contrevient, il devient garant en raison de sa négligence. Le changeur est cru sous serment, et le billet fait foi en sa faveur, car telle est la coutume. » Rapporté par notre shaykh. [Al-Furūʿ 4/399 (7/110-111)] (3). 753 – Partenariat entre témoins : – Ibn Mufliḥ : « Un partenariat conclu entre témoins est valable », affirme notre shaykh. Il ajoute : « Le témoin peut se faire remplacer si le travail consiste en une obligation dans la *dhimma* (obligation personnelle) (4) ; mais si la rémunération est liée à sa propre déposition, deux avis existent, et il penche pour l’autoriser. Le juge peut les y contraindre, car il lui incombe de veiller à la probité. »
(1) Dans la première édition : «qal», la forme retenue figure dans la deuxième édition. (2) al-Ikhtiyārāt de al-Baʿlī, p. 214 ; voir aussi al-Inṣāf, vol. 5, p. 420 (éd. al-Faqī). (3) al-Ikhtiyārāt de al-Baʿlī, p. 214. (4) Dans al-Ikhtiyārāt de al-Baʿlī : «qu’un tiers assume l’engagement à sa place lorsqu’il s’agit d’accomplir un acte.»
لصحة القسمة بالكلام كخرص ثمار، فكذا الشركة، احتج به أحمد، قاله (١) شيخنا) [الفروع ٤/ ٣٩٦ (٧/ ١٠٦ - ١٠٧)]. ٧٥١ - تقاسم الدين إذا تكافأت الذمم: - قال ابن مفلح: (وفي تقاسم دين في ذمم لا ذمة روايتان، فإن تكافأت فقياس المذهب من الحوالة على مليء وجوبه. قاله شيخنا) [الفروع ٤/ ٣٩٧ (٧/ ١٠٨ - ١٠٩)] (٢). ٧٥٢ - لو كتب رب المال للجابي ونحوه ورقة ليسلمها إلى الصيرفي المتسلم ماله، وأمره أن لا يسلمه حتى يقبض منه فخالف: - قال ابن مفلح: (ولو كتب رب المال للجابي والسمسار ورقة ليسلمها إلى الصيرفي المتسلم ماله، وأمره أن لا يسلمه حتى يقبض منه، فخالف= ضمن لتفريطه، ويصدق الصيرفي مع يمينه، والورقة شاهدة له لأنه العادة. ذكره شيخنا) [الفروع ٤/ ٣٩٩ (٧/ ١١٠ - ١١١)] (٣). ٧٥٣ - شركة الشهود: - قال ابن مفلح: (وتصح شركة شهود. قاله شيخنا، قال: وللشاهد أن يقيم مقامه إن كان على عمل في الذمة (٤)، وإن كان الجعل على شهادته بعينه، فالوجهان، وصحَّح جوازه، وللحاكم إكراههم، لأن له نظرًا للعدالة
(١) في ط ١: (قال)، والمثبت من ط ٢. (٢) «الاختيارات» للبعلي (٢١٤)، وانظر: «الإنصاف» (٥/ ٤٢٠. ط: الفقي). (٣) «الاختيارات» للبعلي (٢١٤). (٤) في «الاختيارات» للبعلي: (أن يقيم مقامه غيره إن كان الجعل على عمل).