il s’ensuit qu’il est assimilé à un usurpateur ; la dette s’attache donc à sa personne. D’aucuns soutiennent qu’il en va comme d’un dépôt : selon l’avis le plus sûr, le bien est alors inclus dans sa succession. Al-Targhīb précise à ce sujet : « sauf s’il meurt subitement ». Al-Talkhīṣ ajoute : « ou s’il mandate un exécuteur intègre en mentionnant la catégorie du bien, par exemple : “une chemise”, et que celui-ci demeure introuvable ». De même, si l’exécuteur testamentaire décède et que l’on ignore si le bien confié par le testateur subsiste, on applique la même règle (1). Notre shaykh déclare : « il relève de la succession ». [Al-Furūʿ 4/393 (7/104)] (2). 749 – Remise d’une monture ou d’un palmier contre une part du produit : – Ibn Mufliḥ rapporte : « D’après une autre version d’Aḥmad, il est permis de confier sa monture ou ses palmiers (3) à quelqu’un qui en assurera l’entretien moyennant une fraction de leur rendement ; c’est l’option retenue par notre shaykh. » [Al-Furūʿ 4/395 (7/106)] (4). 750 – Perte de l’un des deux capitaux dans une société de ‘inān avant leur fusion : – Ibn Mufliḥ : « Il (5) a dit : le travail devient déterminé dès lors que la quote-part de bénéfice est fixée. Certains envisagent toutefois qu’il ne le soit pas, à l’instar d’une juʿāla (6). Si l’un des deux capitaux (7) se perd avant leur amalgame, la perte est supportée par les deux associés, comme l’est le profit. »
(1) Dans al-Insaf, Mirdawi (t. 5, p. 452, éd. al-Faqih) cite al-Furuʿ en ces termes : « Il en découle qu’il s’agit de la perfection de la muḍāraba et de la wadīʿa ». Fin de citation. (2) Voir al-Fatâwâ (t. 29, pp. 243-244). (3) Dans les éditions 1 et 2, on trouve cette graphie ; la lecture correcte serait sans doute nahilu, comme le montrent al-Insaf (t. 5, p. 454, éd. al-Faqih) et le manuscrit d’al-Furuʿ. (4) al-Fatâwâ (t. 25, p. 62 ; t. 29, pp. 77-78 ; t. 30, pp. 114-115) ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 213). (5) C’est-à-dire l’imam Aḥmad. (6) Dans l’édition 1, on lit « wa yatawajja-hu lā aw ka-jaʿāla », tandis que la leçon retenue est celle de l’édition 2. (7) C’est-à-dire l’un des deux possesseurs.
فكأنه غاصب، فيتعلق بذمته، وقيل: كوديعة، فهي في تركته في الأصح، وفيها في «الترغيب»: إلا أن يموت فجأة، زاد في «التلخيص»: أو يوصي إلى عدل، ويذكر جنسها، كقوله: قميص، فلم يوجد, وإن مات وصي وجهل بقاء مال موليه فيتوجه كذلك (١)، قال شيخنا: هو في تركته) [الفروع ٤/ ٣٩٣ (٧/ ١٠٤)] (٢). ٧٤٩ - إذا دفع دابته أو نحله لمن يقوم به بجزء من نمائه: - قال ابن مفلح: (وعنه: وله دفع دابته أو نخله (٣) لمن يقوم به بجزء من نمائه، اختاره شيخنا) [الفروع ٤/ ٣٩٥ (٧/ ١٠٦)] (٤). ٧٥٠ - إذا تلف أحد المالين في شركة العنان قبل الخلط: - قال ابن مفلح: (قال (٥): والعمل يصير معلومًا بإعلام الربح، ويتوجه: أو لا كجعالة (٦)، وإن تلف أحدهما (٧) قبل الخلط فمنهما كنمائه
(١) قال المرداوي في «الإنصاف» (٥/ ٤٥٢. ط: الفقي): (قال في «الفروع»: فيتوجه أنه كمال المضاربة والوديعة) ا. هـ. (٢) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٢٤٣ - ٢٤٤). (٣) كذا في ط ١ وط ٢، ولعل الصواب: (نحله)، كما في «الإنصاف» (٥/ ٤٥٤. ط: الفقي)، ثم وجدته في النسخة الخطية من «الفروع»: (نحله). (٤) «الفتاوى» (٢٥/ ٦٢؛ ٢٩/ ٧٧ - ٧٨؛ ٣٠/ ١١٤ - ١١٥)، «الاختيارات» للبعلي (٢١٣). (٥) أي: الإمام أحمد. (٦) في ط ١: (ويتوجه لا أو كجعالة)، والمثبت من ط ٢. (٧) أي: أحد المالين.