la tête d’une mouche, aucun seuil n’ayant été fixé à ce sujet d’un commun accord ; et si un nourrisson en buvait alors qu’y serait tombée une goutte de lait, l’interdit de parenté par l’allaitement ne s’étendrait pas pour autant. Il n’y a donc aucun argument valable pour décréter son impureté, ni dans le Livre, ni dans la Sunna, ni par le raisonnement analogique.
Quant à ceux qui affirment que le principe est l’impureté de l’eau dès qu’elle entre en contact avec une souillure, ils se contredisent d’une manière flagrante et se montrent incapables d’appliquer leur règle de façon cohérente : les uns ont fait exception d’un volume équivalent à deux qullatayn – tout en divergeant sur la mesure précise –, d’autres ont excepté l’eau qu’il est impossible d’épuiser, d’autres encore celle dont on peut remuer une extrémité sans que l’autre ne soit affectée, et d’autres enfin se sont limités au cas de l’eau courante.
Ils distinguent en outre la rencontre de l’eau avec l’impureté lorsqu’elle vient à elle pour l’enlever, de la rencontre inverse où l’impureté vient toucher l’eau, en invoquant diverses considérations :
– d’abord, disent-ils, lorsque l’eau se dirige vers l’impureté, elle est « agissante », alors que lorsqu’elle la reçoit, elle est « subissante », et cet argument est des plus faibles ;
– ensuite, si elle se dirige vers l’impureté, elle est alors courante, or l’eau courante possède une force ;
– enfin, lorsqu’elle se dirige vers l’impureté, elle se trouve dans le lieu même de la purification ; tant qu’elle y demeure, elle agit et dispose d’une force propre.
Or l’avis correct, exigé par l’analogie, est que l’eau ne devient impure qu’en cas de modification sensible ; que, si elle se modifie dans le lieu même de la purification, elle devient elle aussi impure ; et que, tant qu’elle reste altérée, elle ne fait qu’atténuer la souillure sans l’ôter complètement, l’effet recherché n’étant atteint que lorsque l’eau demeure inchangée.
Telle est d’ailleurs la règle pour tous les liquides : une petite quantité d’impureté qui se transforme dans l’eau sans y laisser ni couleur, ni goût, ni odeur, relève des choses bonnes et non des choses mauvaises. Il a été authentiquement rapporté du Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — qu’il a dit : « L’eau ne devient pas impure », et il a également été authentiquement rapporté de lui que
رأس الذبابة لم يُحَدّ اتفاقا، ولو شربه صبي وقد قطرت فيه قطرة من لبن لم تنشر الحرمة؛ فلا وجه للحكم بنجاسته لا من كتاب ولا من سنة ولا قياس.
والذين قالوا: إن الأصل نجاسة الماء بالملاقاة، تناقضوا أعظم تناقض، ولم يمكنهم طرد هذا الأصل: فمنهم من استثنى مقدار القلتين على خلافهم فيها، ومنهم من استثنى ما لا يمكن نزحه، ومنهم من استثنى ما إذا حُرِّكَ أحد طرفيه لم يتحرك الطرف الآخر، ومنهم من استثنى الجاري خاصة.
وفرّقوا بين ملاقاة الماء في الإزالة إذا ورد على النجاسة وملاقاتها له إذا وردت عليه بفروق:
منها: أنه وارد على النجاسة فهو فاعل وإذا وردت عليه فهو مَوْرود مُنفعل وهو أضعف.
ومنها: أنه إذا كان واردا فهو جار والجاري له قوة.
ومنها: أنه إذا كان واردا فهو في محل التطهير، ومادام في محل التطهير فله عمل وقوة.
والصواب أن مقتضى القياس أن الماء لا ينجس إلا بالتغير، وأنه إذا تغير في محل التطهير فهو نجس أيضا، وهو في حال تغيره لم يزلها وإنما خففها، ولا تحصل الإزالة المطلوبة إلا إذا كان غير متغير.
وهذا هو القياس في المائعات كلها: أن يسير النجاسة إذا استحالت في الماء ولم يظهر لها فيه لون ولا طعم ولا رائحة فهي من الطيبات لا من الخبائث، وقد صح عن النبي ﷺ أنه قال: «الماء لا ينجس»، وصح عنه أنه