Livre du partenariat (sharika) 743 – Si l’on mêle de l’huile illicite à de l’huile licite : Ibn Mufliḥ déclare : « Lorsqu’une huile interdite est mélangée à une huile permise, qu’on la donne en aumône ; dans ce cas, l’illicite est considéré comme absorbé. Pour la monnaie, on procède par une estimation scrupuleuse. Tel est l’avis d’Ahmad, rapporté par Ibn ʿAqîl et par les Nawâdir(1). Abû Ṭâlib rapporte, au sujet de l’huile : “Ce qui me plaît le plus, c’est qu’on en fasse l’aumône ; il ne s’agit pas ici des dirhams.” Un groupe d’érudits a transmis, à propos des dirhams, qu’ils restent interdits, sauf si la part licite domine, en s’appuyant sur le ḥadith de ʿAdî relatif à la chasse. On rapporte encore de lui : “Je n’ai dit cela que pour un seul dirham illicite mêlé à un autre.” Et, d’après lui toujours : “S’il s’agit de dix dirhams ou moins, cela ne lèse pas le propriétaire.” Les auteurs de l’école ont retenu qu’il n’est pas tenu de prélever l’équivalent de la part illicite. Notre shaykh ajoute : “Il ne m’apparaît pas que le scrupule consiste à s’en abstenir.” ⦗Al-Furūʿ 4/377 (7/81)⦘. Voir également le n° 426 ci-avant. 744 – Conformité de la muḍāraba au qiyās (analogie juridique) : Voir la question n° 758 ci-après. 745 – Lorsque le muḍārib conclut une muḍāraba pour autrui : Ibn Mufliḥ dit : « Il lui est permis de conclure une muḍāraba pour un tiers ; si cela porte préjudice au premier associé, c’est illicite. S’il déroge à l’autorisation et réalise un bénéfice, il doit reverser sa quote-part de ce gain à la société du premier. Tel est le texte explicite, et il a adopté… »
(1) Dans la première édition, la mention « fi » est erronée ; l’édition 2 la corrige. Il s’agit de al-Nawādir d’Ibn al-Sīrfī ; Ibn Muflih a rapporté cette même version ailleurs en attribuant l’ouvrage à Ibn al-Sīrfī (t. 2, p. 665).
كتاب الشركة ٧٤٣ - إذا خلط زيت حرام بمباح: - قال ابن مفلح: (وإن خلط زيت حرام بمباح تصدق به، هذا مستهلك، والنقد يتحرى. قاله أحمد، ذكره ابن عقيل و (١) «النوادر»، ونقل أبو طالب في الزيت: أعجب إلي يتصدق به، هذا غير الدراهم. ونقل الجماعة في الدراهم: تحرم، إلا أن يكثر الحلال، واحتج بخبر عدي في الصيد. وعنه أيضًا: إنما قلته في درهم حرام مع آخر. وعنه: في عشرة فأقل لا تجحف به، واختار الأصحاب: لا يخرج قدر الحرام. وقال شيخنا: ثم لا يتبين لي أن من الورع تركه) [الفروع ٤/ ٣٧٧ (٧/ ٨١)]. وانظر: ما تقدم برقم (٤٢٦). ٧٤٤ - موافقة المضاربة للقياس: انظر: ما يأتي تحت المسألة رقم (٧٥٨). ٧٤٥ - إذا ضارب المضارب لآخر: - قال ابن مفلح: (وله أن يضارب لآخر، فإن أضر بالأول حرم، فإن خالف وربح= رد نصيبه منه في شركة الأول. نص على ذلك، واختار
(١) في ط ١: (في) خطأ، والمثبت من ط ٢، و «النوادر» لابن الصيرفي، وقد نقل ابن مفلح هذه الرواية في موضع آخر، ونسب الكتاب لابن الصيرفي (٢/ ٦٦٥).