avant qu’il en ait eu connaissance. Dès lors, si cette information lui est effectivement parvenue, l’acte reste valable et tout jugement qui l’annule est écarté ; dans le cas contraire, c’est comme s’il n’avait jamais existé (1). Quant au second magistrat, s’il ignore que la révocation a précédé l’avis du mandataire, ou s’il le sait mais ne l’admet pas, ou encore s’il l’admet sans casser la décision antérieure, son jugement est nul. Le fait que le mandant encaisse le prix auprès de son mandataire atteste du maintien du mandat, et tel est l’avis de la plupart des savants (2).
739 – Délégation par un juge d’un suppléant d’une autre école :
Ibn Mufliḥ dit : « Si un juge mandate un suppléant qui n’appartient pas à son école juridique, alors, s’il le choisit parce qu’il le trouve plus compétent, il a bien agi ; sinon, la délégation n’est pas valide. C’est ce qu’a rapporté notre shaykh (qu’Allah l’agrée). » [Al-Furūʿ 4/348-349 (7/46)].
740 – Moment où l’agent devient garant :
Ibn Mufliḥ dit : « Notre shaykh a affirmé, au sujet de celui que l’on mandate pour vendre, acheter ou louer : s’il ne mentionne pas le nom de son mandant dans le contrat, il devient garant ; dans le cas contraire, deux versions existent, et la position apparente de l’école est qu’il demeure responsable «w: h sh». Il a ajouté : il en va de même pour l’agent chargé d’un prêt. » [Al-Furūʿ 4/353 (7/52)] (3).
741 – Lorsque le titulaire du droit nie le mandat et que le payeur ne croit pas l’agent :
Ibn Mufliḥ dit : « Et, chaque fois que le payeur ne tient pas l’agent pour véridique, il se retourne contre lui, comme l’a mentionné… »
(1) Dans sa Ḥâshiya ‘alâ al-Furûʿ, Ibn Qundûs commente que l’expression wa illa wujûduhu ka-‘adamihi (« sinon, son existence revient à son néant ») peut s’entendre ainsi : « autrement, si l’on admet son éloignement avant la connaissance, son existence équivaut à son inexistence ».
(2) Fatâwâ, t. 30, pp. 61-64 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 209.
(3) Voir : Fatâwâ, t. 29, p. 364 ; t. 30, p. 210 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 209.
قبل العلم، فإن كان قد بلغه ذلك: نفذ، والحكم الناقض له مردود، وإلا وجوده كعدمه (١)، والحاكم الثاني إذا لم يعلم بأن العزل قبل العلم، أو علم ولم يره، أو رآه ولم ير نقض الحكم المتقدم: فحكمه كعدمه، وقبض الثمن من وكيله دليل بقاء وكالته، وأنه قول أكثر العلماء) [الفروع ٤/ ٣٤٦ (٧/ ٤١ - ٤٣)] (٢).
٧٣٩ - استنابة حاكم من غير أهل مذهبه:
- قال ابن مفلح: (وإن استناب حاكم من غير أهل مذهبه، إن كان لكونه أرجح فقد أحسن، وإلا لم تصح الاستنابة. ذكره شيخنا (رضي الله عنه)) [الفروع ٤/ ٣٤٨ ــ ٣٤٩ (٧/ ٤٦)].
٧٤٠ - متى يكون الوكيل ضامنا:
- قال ابن مفلح: (وقال شيخنا فيمن وكل في بيع أو شراء أو استئجار: فإن لم يسم موكله في العقد فضامن، وإلا فروايتان، وأن ظاهر المذهب يضمنه «و: هـ ش»، قال: ومثله الوكيل في الإقراض) [الفروع ٤/ ٣٥٣ (٧/ ٥٢)] (٣).
٧٤١ - إذا أنكر رب الحق الوكالة، ولم يصدق الدافع الوكيل:
- قال ابن مفلح: (ومتى لم يصدق الدافع الوكيل رجع عليه، ذكره
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قوله: «وإلا وجوده كعدمه» يحتمل أن يكون التقدير: وإلا إن كان يرى عزله قبل العلم فوجوده كعدمه) ا. هـ.
(٢) «الفتاوى» (٣٠/ ٦١ - ٦٤)، «الاختيارات» للبعلي (٢٠٩).
(٣) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٣٦٤؛ ٣٠/ ٢١٠)، «الاختيارات» للبعلي (٢٠٩).