Chapitre de la procuration
734 – Notification du mandataire de sa révocation :
735 – Validité des actes accomplis avant qu’il en ait connaissance :
736 – Garantie due à l’acheteur qui a traité avec un mandataire révoqué sans le savoir :
737 – Cas où le mandataire agit, puis prétend que le mandant l’avait révoqué auparavant :
738 – L’encaissement du prix par le mandant prouve le maintien du mandat :
Ibn Mufliḥ dit : « Le mandataire est-il déchu de ses fonctions avant d’apprendre qu’il a été révoqué ? C’est l’avis adopté par la majorité, et notre shaykh précise que c’est l’opinion la plus répandue. Ou bien l’acte n’est-il pas valide ? Deux traditions existent sur ce point, et c’est d’elles que dépend la question de sa responsabilité. Notre shaykh affirme qu’il n’encourt pas de garantie, car il n’a fait preuve d’aucune négligence.
Il ajoute : pour ce qui est de faire supporter la garantie à un acheteur qui ignorait le montant du salaire (1), il existe une divergence au sein de l’école d’Aḥmad (qu’Allah l’agrée). Il a retenu qu’il n’est pas tenu de payer ; et, s’il devait malgré tout être condamné, il se retournerait contre l’auteur du préjudice, selon l’avis apparent de l’école. Il rapporte encore une opinion : la procuration prend fin par la mort du mandant, non par sa révocation « w: h m ».
Notre shaykh poursuit : si le mandataire vend ou accomplit un autre acte puis prétend que le mandant l’avait révoqué auparavant, on ne l’en croit pas. S’il produit néanmoins un témoignage à cet effet dans une autre ville et qu’un juge statue en sa faveur, alors, si la révocation n’est pas effective tant qu’il n’en a pas eu connaissance, son acte demeure valable ; sinon, le jugement rendu équivaut à une décision prise à l’encontre d’un absent. Et si, avant ce jugement, un autre magistrat — qui ne considère pas la révocation comme valable — avait déjà confirmé la validité de l’acte…
(1) Allusion au salaire dû au mandataire ou à la rémunération liée à l’opération.
(1) Dans sa Hachiya (commentaire) sur al-Furuʿ, Ibn Qundus explique : « Le terme « al-ujra » est ici considéré selon la notion de tadmin (garantie). Ainsi, en adoptant l’interprétation du tadmin, on entend que l’acheteur reste redevable de la rémunération s’il n’est pas établi qu’il y a eu différend – c’est-à-dire que le mandataire se soit désisté avant de conclure l’achat. » [Fin de citation]
باب الوكالة
٧٣٤ - إعلام الوكيل بالعزل:
٧٣٥ - وما تصرف به قبل العلم بعزله:
٧٣٦ - وضمان المشتري من الوكيل المعزول مع عدم علمه بعزله:
٧٣٧ - وإذا تصرف الوكيل، ثم ادعى أنه عزله قبله:
٧٣٨ - وقبض الثمن من وكيله دليل بقاء وكالته:
- قال ابن مفلح: (وهل ينعزل قبل علمه بعزله؟ اختاره الأكثر، وذكر شيخنا: أنه أشهر، أم لا يصح؟ فيه روايتان، وينبني عليهما تضمينه، وقال شيخنا: لا يضمن، لأنه لم يفرط.
وقال: في تضمين مشتر لم يعلم الأجرة (١) نزاع في مذهب أحمد (رضي الله عنه). واختار أنه لا يضمن، وإذا ضمن رجع على الغارّ، في ظاهر مذهبه، وذكر وجها: ينعزل بالموت لا بالعزل «و: هـ م».
قال شيخنا: لو باع أو تصرف، فادعى أنه عزله قبله لم يقبل، فلو أقام به بينة ببلد آخر وحكم به حاكم، فإن لم ينعزل قبل العلم صح تصرفه، وإلا كان حكمًا على الغائب، ولو حكم قبل هذا الحكم بالصحة حاكم لا يرى عزله
(١) قال ابن قندس في» حاشيته على الفروع»: («الأجرة» معمول «تضمين» التقدير: وفي تضمين مشتر الأجرة إذا لم يعلم نزاع، أي: إذا لم يعلم أن الوكيل انعزل قبل شرائه منه) ا. هـ.