Chapitre de l’interdiction (ḥajr) 726 – Lorsque la maturité juridique (*rushd*) de la personne placée sous interdiction à son avantage est contestée : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : Si l’on met en doute son *rushd* et que deux témoins déposent en sa faveur, leur témoignage est accepté, car ce point peut être établi par notoriété publique. Faute de cela, le tuteur doit prêter serment qu’il n’a pas connaissance de sa maturité. Et si, alors qu’il est sous interdiction, il fait un don bénévole et qu’une preuve de son *rushd* est produite, l’acte est valide. » [Al-Furûʿ, 4/313 (7/7)] (1). 727 – Dépenser dans une chose licite une somme qui excède l’intérêt réel relève du gaspillage : – Ibn Mufliḥ déclare : « Ibn ʿAqîl et plusieurs autres ont dit : D’après les propos apparents d’Aḥmad, le gaspillage (*tabdhîr*) et l’extravagance (*isrâf*) ne concernent que l’argent dépensé dans ce qui est illicite, car il a dit : “Quand bien même le monde entier ne serait qu’une seule bouchée qu’un homme placerait dans la bouche de son frère, ce ne serait pas de l’extravagance.” Dans Al-Nihāya, il est encore précisé : ou une aumône qui léserait ses ayants droit, ou le cas d’un homme seul qui ne se fie pas à sa propre piété [*ghā’ilatuhu*] (2). Et notre shaykh a ajouté : ou lorsqu’il dépense, dans ce qui est permis, une quantité supérieure au besoin. » [Al-Furûʿ, 4/314 (7/8)] (3). 728 – Si un tuteur dont la perversité est manifeste mandate par testament une personne intègre : 729 – Quant au juge incapable : – Ibn Mufliḥ dit : « Le tuteur d’un mineur ou d’un dément est le père, pourvu qu’il soit sain d’esprit ; certains ont exigé qu’il soit également intègre, d’autres ont dit : … »
(1) Al-Fatawa (vol. 30/40, p. 46) ; voir Al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli (p. 202). (2) Dans les éditions 1 et 2 on lit «a’ilatuhu», terme absent à la fois des Ikhtiyarat d’al-Baʿli et de l’Insaaf. Ibn Nasrallah précise dans ses Ḥawashi ʿala al-Furuʿ (p. 83) : «sa mention : “wa lam yathiq bi imānihi ghāʾilatuhu”, c’est-à-dire une ghāʾila (détournante)». On le retrouve dans le manuscrit sous la forme «ghāʾilatuhu», et j’ai reproduit en note son commentaire antérieur. (3) Al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli (p. 202) ; voir Al-Fatawa (vol. 22, p. 134).
باب الحجر ٧٢٦ - إذا نوزع المحجور عليه لحظه في الرشد: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: وإن نوزع في الرشد، فشهد شاهدان قبل، لأنه قد يعلم بالاستفاضة، ومع عدمها له اليمين على وليه أنه لا يعلم رشده، ولو تبرع وهو تحت الحجر فقامت بينة برشده نفذ) [الفروع ٤/ ٣١٣ (٧/ ٧)] (١). ٧٢٧ - إذا أنفق قدرا زائدا على المصلحة في مباح فهو من الإسراف: - قال ابن مفلح: (قال ابن عقيل وجماعة: ظاهر كلام أحمد: أن التبذير والإسراف ما أخرجه في الحرام، لقوله: لو أن الدنيا لقمة، فوضعها الرجل في فيِّ أخيه، لم يكن إسرافًا. قال في «النهاية»: أو صدقة تضر بعياله، أو كان وحده، ولم يثق بإيمانه [غائلته] (٢)، وقال شيخنا: أو مباح قدرا زائدًا على المصلحة) [الفروع ٤/ ٣١٤ (٧/ ٨)] (٣). ٧٢٨ - وإذا وصى ولي فسقه ظاهر إلى عدل: ٧٢٩ - والحاكم العاجز: - قال ابن مفلح: (وولي صغير ومجنون أبٌ رشيد، قيل: عدل، وقيل:
(١) «الفتاوى» (٣٠/ ٤٠، ٤٦)، وانظر: «الاختيارات» للبعلي (٢٠٢). (٢) في ط ١ وط ٢: (عائلته)، وهذه الكلمة غير موجودة في «الاختيارات» للبعلي ولا في «الإنصاف» , وقال ابن نصر الله في «حواشيه على الفروع» (ل: ٨٣): (قوله: «ولم يثق بإيمانه غائلته» أي: غائلة تصرفه) ا. هـ، ثم وجدته في النسخة الخطية: (غائلته) ونقل في الهامش كلام ابن نصر الله السابق. (٣) «الاختيارات» للبعلي (٢٠٢)، وانظر: «الفتاوى» (٢٢/ ١٣٤).