de même, il est indiqué dans al-Fuṣūl et d’autres ouvrages : « On l’emprisonne ; s’il refuse encore de payer, on lui inflige un taʿzîr (châtiment disciplinaire). On renouvelle l’emprisonnement et le taʿzîr jusqu’à ce qu’il s’acquitte de sa dette, tout comme nous le disons de celui qui embrasse l’islam alors qu’il a plus de quatre épouses. »
Notre maître ajoute : « Les imams parmi les disciples de Mâlik, d’al-Shâfiʿî, d’Aḥmad et d’autres encore l’ont explicitement affirmé ; je n’y connais aucune divergence. »
Toutefois, si l’on estime qu’un quantum est fixé, il ne peut recevoir chaque jour plus d’un seul taʿzîr ; le juge peut aussi vendre ses biens et en payer la dette. Notre maître précise encore : « Et cela ne lui est pas obligatoire (1). » ⦗Al-Furūʿ 4/288-289 (6/453-454)⦘ (2).
720 – Lorsqu’il se prétend insolvable alors qu’en pratique cela reste possible :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre maître dit : Celui qui a reconnu sa capacité (3), puis allègue l’insolvabilité et qu’ordinairement cela est concevable, on l’en croit ; toutefois, il ne peut en apporter la preuve devant un autre que celui qui l’a incarcéré, sans l’autorisation de ce dernier. » ⦗Al-Furūʿ 4/291 (6/456-457)⦘ (4).
721 – Régler la dette d’un débiteur au moyen d’un bien entaché de doute :
– Ibn Mufliḥ dit : « On acquitte la dette du débiteur avec un bien sur lequel pèse une suspicion, ainsi que l’ont rapporté Abû Ṭâlib al-Makkî et d’autres d’après Aḥmad. Notre maître explique : car le doute ne subsiste plus lorsqu’on s’en défait (5)… »
(1) Dans al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli : «il n’est pas tenu de le présenter», et dans al-Fatawa : «Il n’incombe pas au juge de procéder lui-même à la vente de son bien et à l’acquittement de la dette».
(2) al-Fatawa, vol. 28, p. 279 ; vol. 30, pp. 22-24 ; al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli, p. 201.
(3) Dans al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli : «qui a prouvé sa capacité».
(4) al-Fatawa, vol. 30, p. 21 ; al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli, p. 201.
(5) Dans la 1re édition : «parce qu’elle reste», confirmé par la 2e ; dans al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli : «elle ne craint pas», ce qui est sans doute la lecture correcte. Dieu sait mieux.
قال في «الفصول» وغيره: يحبسه، فإن أبى عَزَّره، قال: ويكرر حبسَه وتعزيرَه حتى يقضيَه، كقولنا فيمن أسلم على أكثر من أربع.
قال شيخنا: نصَّ عليه الأئمة من أصحاب مالك والشافعي وأحمد وغيرهم، ولا أعلم فيه نزاعًا.
لكن لا يزاد كل يوم على أكثر من التعزير إن قيل: يتقدر، وللحاكم أن يبيع عليه ويقضيه، وقال شيخنا: ولا يلزمه (١)) [الفروع ٤/ ٢٨٨ ــ ٢٨٩ (٦/ ٤٥٣ - ٤٥٤)] (٢).
٧٢٠ - إذا ادعى إعسارا وأمكن عادة:
- قال ابن مفلح: (قال شيخنا: من أقر بالقدرة (٣)، فادعى إعسارا وأمكن عادة قبل، وليس له إثباته عند غير من حبسه بلا إذنه) [الفروع ٤/ ٢٩١ (٦/ ٤٥٦ - ٤٥٧)] (٤).
٧٢١ - قضاء دين الغريم بمال له فيه شبهة:
- قال ابن مفلح: (ويقضي دين الغريم بمال له فيه شبهة، ذكره أبو طالب المكي وغيره عن أحمد، قال شيخنا: لأنه لا تبقى (٥) شبهة بترك
(١) في «الاختيارات» للبعلي: (ولا يلزمه إحضاره)، وفي «الفتاوى»: (وليس على الحاكم أن يتولى هو بيع ماله ووفاء الدين).
(٢) «الفتاوى» (٢٨/ ٢٧٩؛ ٣٠/ ٢٢ - ٢٤)، «الاختيارات» للبعلي (٢٠١).
(٣) في «الاختيارات» للبعلي: (من عرف بالقدرة).
(٤) «الفتاوى» (٣٠/ ٢١)، «الاختيارات» للبعلي (٢٠١).
(٥) في ط ١: (لأنه تبقى)، والمثبت من ط ٢، وفي «الاختيارات» للبعلي: (لا تتقى) ولعله الصواب، والله أعلم.