Chapitre de la faillite (*taflîs*) 717 – Le créancier est en droit d’interdire à l’insolvable de voyager tant que celui-ci n’a pas présenté un garant qui réponde de sa personne : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Et notre maître a dit : il lui est permis d’empêcher l’insolvable (1) jusqu’à ce qu’il produise un garant pour sa personne. » ⦗Al-Furūʿ 4/288 (6/453)⦘ (2). 718 – Lorsque le débiteur sollicite un délai : – Ibn Mufliḥ dit : « Celui qui possède un bien d’un montant équivalent à la dette arrivée à échéance n’est pas frappé d’interdiction ; il est tenu de la verser dès que le créancier la réclame. Plusieurs savants – au nombre desquels les auteurs du Mughnî et du Muḥarrar – ont affirmé, à propos de l’obligation de la zakât al-fiṭr pour le débiteur, qu’il doit acquitter la dette dès qu’elle est demandée. Autrement dit – comme l’a précisé l’auteur du Muḥarrar – il doit s’en acquitter immédiatement ; certains ont même dit : auparavant encore. Par consensus, on lui accorde un délai correspondant au temps nécessaire pour s’en acquitter. Toutefois, si le créancier craint qu’il ne s’esquive, il peut prendre des garanties contre lui en le maintenant sous surveillance, en exigeant un garant ou en inscrivant un gage sur ses biens, comme l’a indiqué notre maître. » ⦗Al-Furūʿ 4/288 (6/453)⦘ (3). 719 – Lorsqu’il dispose d’un patrimoine suffisant pour régler sa dette mais refuse de le faire : – Ibn Mufliḥ affirme : « S’il refuse, il est incarcéré, et le juge n’a pas le droit de le relâcher tant que l’affaire n’est pas éclaircie ou que son créancier ne le décharge pas. Si ce dernier ne le décharge pas et que le juge établit la réalité des faits, celui-ci le libère et ne peut plus le maintenir en détention – ainsi l’a rapporté Ḥanbal. S’il persiste, on le frappe, comme cela est mentionné dans le Muntakhab et ailleurs ; de même… »
(1) C'est-à-dire « relatif au voyage ». (2) al-Fatâwâ, t. 30, p. 28 ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 200 ; on y lit « kafilan bi-dinihi », tandis que dans une autre copie la lecture correspond au texte principal. (3) al-Fatâwâ, t. 29, p. 547 ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 201.
باب التفليس ٧١٧ - للغريم منع العاجز عن الوفاء من السفر حتى يقيم كفيلا ببدنه: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: وله منع عاجز (١) حتى يقيم كفيلًا ببدنه) [الفروع ٤/ ٢٨٨ (٦/ ٤٥٣)] (٢). ٧١٨ - إذا طلب من عليه الدين الإمهال: - قال ابن مفلح: (ومن ماله قدر دينه الحال لم يحجر عليه، ويتعين دفعه بطلبه، قال جماعة ــ منهم صاحب «المغني» و «المحرر» ــ في وجوب زكاة الفطر على المدين: يجب أداء الدين عند طلبه، والمراد ــ كما قال صاحب «المحرر» -: يجب إذن على الفور، وقيل: وقبله، ويمهل بقدر ذلك اتفاقًا، لكن إن خاف غريمه منه احتاط عليه بملازمته، أو كفيل، أو ترسيم عليه، قاله شيخنا) [الفروع ٤/ ٢٨٨ (٦/ ٤٥٣)] (٣). ٧١٩ - إذا كان له مال يفي بدينه وأبى القضاء: - قال ابن مفلح: (وإن أبى حبس، وليس لحاكم إخراجه حتى يتبين له أمره، أو يبرئه غريمه، وإن لم يبرئه وصح عند الحاكم أمره أخرجه ولم يسعه حبسه، نقل ذلك حنبل، فإن أصر ضُرب، ذكره في «المنتخب» وغيره، وكذا
(١) أي: من السفر. (٢) «الفتاوى» (٣٠/ ٢٨)، «الاختيارات» للبعلي (٢٠٠)، وفيه: (كفيلا بدينه)، وفي نسخة كما هنا. (٣) «الفتاوى» (٢٩/ ٥٤٧)، «الاختيارات» للبعلي (٢٠١).