ne peuvent, d’un commun accord, faire l’objet d’un contrat de vente ou de location. » ⦗Al-Furūʿ 4/280 (6/443)⦘ (1).
712 – Si deux copropriétaires conviennent d’édifier le mur d’un verger et que l’un d’eux construit sans l’autre :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « S’ils se sont mis d’accord pour bâtir le mur d’un verger et que l’un des deux l’a construit seul, toute perte de fruits provoquée par la négligence de l’autre engage la garantie de la part qui revient à son associé, ainsi que l’a déclaré notre maître. » ⦗Al-Furūʿ 4/283 (6/447)⦘ (2).
713 – Lorsqu’une personne introduit dans son bien ce qui nuit à son voisin ;
714 – et lorsque l’on craint, de ce fait, une diminution du loyer de son propre domaine :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Quiconque installe dans sa propriété quelque chose qui porte préjudice à son voisin – tel qu’un bain public, une latrine, une meule ou un four – le voisin est en droit de l’en empêcher, tout comme il aurait pu le faire au moment même où il entreprenait l’aménagement du terrain, et ce d’un commun accord, ainsi que l’ont mentionné le Qâḍî et d’autres. Il en va de même pour le pilonnage ou l’irrigation dont les effets se répercutent chez lui. Il en est toutefois autrement pour la cuisson ou la cuisson du pain dans sa maison, car le désagrément est mineur. Il existe cependant une autre version : il n’a pas le droit de l’en empêcher, tout comme il ne pourrait l’empêcher de surélever sa maison – c’est ce qui ressort, de façon apparente, des propos du Shaykh –, même si cela devait obstruer l’ouverture donnant sur le voisin ; c’est l’opinion de notre maître. (3)
Aḥmad a argué à ce sujet du hadith : « La ḍarar wa-lā ḍirār » (Il ne doit y avoir ni préjudice ni riposte au préjudice), d’où l’on déduit qu’on peut l’en empêcher.
Abū Ḥafṣ al-ʿAkbarī rapporte dans al-Adab (4), d’après Abū Hurayra, un propos attribué au Prophète : « Parmi les droits du voisin sur son voisin, il y a qu’il ne surélève pas sa construction au-dessus de celle de son voisin au point de lui barrer le vent. »