Chapitre du ṣulḥ (conciliation) et de la règle du jiwâr
706 – Lorsqu’on conclut un ṣulḥ portant sur une dette à terme en consentant immédiatement une partie de celle-ci ;
707 – et lorsqu’on conclut un ṣulḥ, sur une dette exigible, en en différant une partie ;
– Ibn al-Qayyim a dit : « … La troisième configuration (1) consiste à transiger sur une partie de la dette en la reportant à terme, qu’il y ait reconnaissance ou contestation. Ces deux hypothèses se subdivisent donc à leur tour.
• S’il y a contestation, le délai demeure établi et le créancier ne peut en exiger le paiement avant l’échéance, car, avant ce terme, aucune créance exigible n’est née en sa faveur ; on dira alors : le report n’est pas accepté.
• S’il y a reconnaissance, les savants formulent à ce sujet trois avis, qui se retrouvent dans l’école de l’imâm Aḥmad :
1. ni la remise partielle ni le report ne sont valables, car un ṣulḥ n’est pas recevable en présence d’une reconnaissance et une dette exigible ne peut être différée ;
2. la remise partielle est valable, mais non le report, en raison de la validité du ṣulḥ malgré la reconnaissance ;
3. la remise partielle et le report sont tous deux valables – et c’est l’opinion correcte – par analogie avec le prêt (qarḍ) et le prêt à usage (ʿâriyya) que l’on peut différer. C’est l’avis des gens de Médine et le choix de notre maître.
Et si la dette est déjà à terme, il arrive qu’on transige sur une partie en la laissant, elle aussi, à terme, que le débiteur reconnaisse ou conteste ; son statut est alors celui qui précède (2). Il arrive également qu’on transige sur une partie en la rendant immédiatement exigible, avec reconnaissance ou contestation ; les gens ont, là encore, trois avis à ce sujet :»
(1) C’est-à-dire : l’une des formes de compromis partiel sur la religion.
(2) Abordé précédemment dans «I‘lâm al-muwaqqi‘în» sous la deuxième forme de compromis partiel sur la religion.
باب الصلح وحكم الجوار
٧٠٦ - إذا صالح عن المؤجل ببعضه حالا:
٧٠٧ - وإذا صالح على الحال ببعضه مؤجلا:
- قال ابن القيم: ( ... الصورة الثالثة (١): أن يصالح عنه ببعضه مؤجلا مع الإقرار والإنكار، فهاتان صورتان أيضا، فإن كان مع الإنكار ثبت التأجيل، ولم تكن له المطالبة به قبل الأجل، لأنه لم يثبت له قبله دين حال فيقال: لا يقبل التأجيل، وإن كان مع الإقرار ففيه ثلاثة أقوال للعلماء، وهي في مذهب الإمام أحمد:
أحدها: لا يصح الإسقاط ولا التأجيل، بناء على أن الصلح لا يصح مع الإقرار، وعلى أن الحالّ لا يتأجل.
والثاني: أنه يصح الإسقاط دون التأجيل، بناء على صحة الصلح مع الإقرار.
والثالث: أنه يصح الإسقاط والتأجيل، وهو الصواب، بناء على تأجيل القرض والعارية، وهو مذهب أهل المدينة، واختيار شيخنا.
وإن كان الدين مؤجلا فتارة يصالحه على بعضه مؤجلا مع الإقرار والإنكار، فحكمه ما تقدم (٢)، وتارة يصالحه ببعضه حالاّ مع الإقرار والإنكار، فهذا للناس فيه ثلاثة أقوال أيضا:
(١) أي: من صور الصلح عن الدين ببعضه.
(٢) تقدم في «إعلام الموقعين» تحت الصورة الثانية من صور الصلح عن الدين ببعضه.