Il a dit : « Il incombe au détenteur de l’autorité, lorsqu’ils se sont emparés de biens appartenant à des commerçants musulmans, de leur réclamer la somme pour laquelle ils se sont portés garants et de les détenir à cette fin, au même titre que pour toute créance exigible. » ⦗al-Furūʿ 4/242-243 (6/398-399)⦘ (1) 701 – Lorsque la personne garantie disparaît, et que le garant est retenu et doit payer en conséquence : Ibn Mufliḥ a dit : « Si la personne garantie(2) vient à disparaître — notre maître l’a énoncé sans restriction, puis il a également posé la condition qu’elle soit solvable(3) — et que le garant est arrêté, qu’il acquitte quelque somme pour cette raison et qu’il dépense durant sa détention, il peut se retourner contre la personne garantie ; tel est l’avis de notre maître. » ⦗al-Furūʿ 4/244 (6/400)⦘ (4) 702 – Si la personne garantie se trouve déjà en détention légale et que le garant la remet dans cette même prison : Ibn Mufliḥ déclare : « Notre maître dit : si la personne pour laquelle on s’est porté garant est sous la garde judiciaire et que le garant la livre dans ce lieu même, il est quitte ; aucun des imams n’exige qu’il la fasse sortir pour la présenter. Le juge peut toutefois lui permettre de la faire comparaître devant son créancier, puis de la ramener. Tel est l’avis des imams, comme Mâlik, Aḥmad et d’autres. Selon la formulation de certains de nos condisciples, si l’on objecte que le simple fait d’indiquer son emplacement et d’en informer le créancier ne constitue pas une remise effective, nous répondons : bien au contraire, cela vaut remise ; voilà pourquoi celui qui, étant en état de sacralisation, indique un gibier doit offrir une expiation. » ⦗al-Furūʿ 4/250 (6/406)⦘ (5)
(1) Al-Ikhtiyārāt de al-Bāʿlī, pp. 195-196. Voir aussi al-Fatāwā, vol. 29, p. 549. (2) Dans l’édition 2, le terme taʿīb (défaut) est critiqué, alors qu’il est conservé dans l’édition 1. (3) Dans al-Inṣāf (vol. 13, p. 41) : bi-qādir ʿalā al-wifāʾ (capable d’exécuter ses obligations). (4) Al-Ikhtiyārāt de al-Bāʿlī, p. 195 : seule la formule restreinte par « al-qādir » y est citée. Voir al-Fatāwā, vol. 29, pp. 550 et 553. (5) Voir al-Fatāwā, vol. 29, p. 554 ; al-Ikhtiyārāt, p. 196.
قال: ويجب على ولي الأمر إذا أخذوا مالا لتجار المسلمين= أن يطالبهم بما ضمنوه، ويحبسهم على ذلك، كالحقوق الواجبة) [الفروع ٤/ ٢٤٢ - ٢٤٣ (٦/ ٣٩٨ - ٣٩٩)] (١). ٧٠١ - إذا تغيب المضمون فأمسك الضامن وغرم بسبب ذلك: - قال ابن مفلح: (ولو تغيب (٢) مضمون ــ أطلقه شيخنا، وقيَّده أيضًا بقادر (٣) ــ فأمسك الضامن وغرم شيئًا بسبب ذلك، وأنفقه في حبس= رجع به على المضمون، قاله شيخنا) [الفروع ٤/ ٢٤٤ (٦/ ٤٠٠)] (٤). ٧٠٢ - إذا كان المكفول في حبس الشرع فسلمه إليه فيه: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: إن كان المكفول في حبس الشرع فسلمه إليه فيه= برئ، ولا يلزمه إحضاره منه إليه عند أحد من الأئمة، ويمكنه الحاكم من إخراجه ليحاكم غريمه ثم يرده، هذا مذهب الأئمة، كمالك وأحمد وغيرهما، وفي طريقة بعض أصحابنا: فإن قيل دلالته عليه وإعلامه بمكانه لا يعد تسليما، قلنا: بل يعد، ولهذا إذا دل على الصيد محرمًا كفَّر) [الفروع ٤/ ٢٥٠ (٦/ ٤٠٦)] (٥).
(١) «الاختيارات» للبعلي (١٩٥ - ١٩٦)، وانظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٥٤٩). (٢) في ط ٢: (تعيب)، والمثبت من ط ١. (٣) في «الإنصاف» (١٣/ ٤١): (بقادر على الوفاء). (٤) «الاختيارات» للبعلي (١٩٥)، ولم يذكر إلا القول المقيد بالقادر، وانظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٥٥٠، ٥٥٣). (٥) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٥٥٤)، «الاختيارات» (١٩٦).