698 – La garantie du marché.
699 – Statut de sa consignation par écrit et du témoignage qui l’atteste lorsqu’on en conteste la validité :
Ibn Mufliḥ a dit : « Relève aussi de ce chapitre la garantie du marché ; elle consiste pour le garant à se porter caution des dettes que le commerçant contracte et des biens qu’il reçoit et dont il devient responsable. C’est l’avis de notre maître. Il ajoute : “Il est permis d’en dresser acte et d’en témoigner, même pour celui qui n’en reconnaît pas la licéité, car la question ressortit à l’ijtihâd.” » ⦗al-Furūʿ 4/242 (6/397-398)⦘ (1)
700 – Garantie du gardien et assimilés, et garantie portant sur les marchands d’un groupe en guerre :
Ibn Mufliḥ dit : « Notre maître a retenu la validité de la garantie donnée par un gardien – ou par quiconque remplit cette fonction – ainsi que celle portant sur les marchands d’une partie belligérante pour les biens transportés par voie terrestre ou maritime. Au plus, il s’agit de garantir une dette non encore exigible et une obligation indéterminée, comme dans la garantie du marché, où le garant prend en charge tout ce que les commerçants doivent aux gens. Cette forme est jugée licite par la majorité des savants, tels Mâlik, Abû Ḥanîfa et Aḥmad, conformément à la parole divine : « À quiconque la rapportera, il y aura la charge d’un chameau, et j’en suis garant » (sourate Yûsuf, 12 : 72). De plus, un groupe unique de belligérants se soutenant mutuellement est assimilé, dans leur traité, à une seule personne ; dès lors, s’il est stipulé que leurs marchands peuvent entrer en terre d’Islam à condition de ne rien prendre aux musulmans, et que, s’ils s’en emparent, ils en seront responsables – la somme due étant prélevée sur les biens de ces marchands –, cela est permis, de même que les cas analogues. C’est pourquoi, lorsque le prisonnier ʿUqaylî dit au Prophète ﷺ : « Ô Muhammad, pour quel motif m’as-tu capturé, moi et Sâbiqat al-ḥâjj ? » – c’est-à-dire sa chamelle –, il répondit : « En raison du forfait commis par tes alliés de Thaqîf. » Ainsi le Prophète ﷺ retint ce captif ʿUqaylî et le garda afin d’obtenir de ses alliés ce qu’il recherchait.
(1) Fatawa, t. 29, p. 549 ; al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 195.
٦٩٨ - ضمان السوق:
٦٩٩ - وحكم كتابته والشهادة به لمن لم ير جوازه:
- قال ابن مفلح: (ومنه ضمان السوق، وهو أن يضمن ما يلزم التاجر من دين، وما يقبضه من عين مضمونة. قاله شيخنا، قال: ويجوز كتابته والشهادة به لمن لم ير جوازه، لأنه محل اجتهاد) [الفروع ٤/ ٢٤٢ (٦/ ٣٩٧ - ٣٩٨)] (١).
٧٠٠ - ضمان الحارس ونحوه، وتجار الحرب:
- قال ابن مفلح: (واختار شيخنا صحة ضمان حارس ونحوه، وتجار حرب ما يذهب من البلد أو البحر، وأن غايته ضمان ما لم يجب، وضمان المجهول كضمان السوق، وهو أن يضمن الضامن ما يجب على التجار للناس من الديون، وهو جائز عند أكثر العلماء، كمالك وأبي حنيفة وأحمد، لقوله تعالى: ﴿وَلِمَنْ جَاءَ بِهِ حِمْلُ بَعِيرٍ وَأَنَا بِهِ زَعِيمٌ﴾ [يوسف: ٧٢]، ولأن الطائفة الواحدة الممتنعة من أهل الحرب التي ينصر بعضها بعضا تجري مجرى الشخص الواحد في معاهدتهم، فإذا شورطوا على أن تجارهم يدخلون دار الإسلام بشرط أن لا يأخذوا للمسلمين شيئا، وما أخذوه كانوا ضامنين له، والمضمون يؤخذ من أموال التجار= جاز ذلك، كما تجوز نظائره، ولهذا لما قال الأسير العقيلي للنبي ﷺ: يا محمد، علام أخذتني وسابقة الحاج ـ يعني ناقته ـ؟ قال: «بجريرة حلفائك من ثقيف»، فأسر النبي ﷺ هذا العقيلي وحبسه لينال بذلك من حلفائه مقصوده.
(١) «الفتاوى» (٢٩/ ٥٤٩)، «الاختيارات» للبعلي (١٩٥).