n’est pas réservé au prêteur ; tous deux en retirent un avantage.) [Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 2/10-11] (1)
689 – Ce par quoi la dette est acquittée :
– Ibn al-Qayyim déclare : « Certains jurisconsultes ont pensé que l’extinction de la dette ne se réalise qu’au moment où le créancier perçoit effectivement ce qui lui est dû. Ils s’appuient sur l’idée que, lorsque le débiteur reçoit la somme, il devient alors tenu envers le créancier d’un équivalent, si bien que s’engagerait entre eux une nouvelle procédure. Ce qui les a conduits à cette conclusion est l’exigence d’une stricte correspondance entre l’obligation initiale et ce qui la libère, de sorte qu’ils considèrent avoir réglé une dette par (la naissance d’)une autre dette.
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya commente : « Il s’agit là d’une construction artificielle que la grande majorité des juristes a récusée. En réalité, c’est l’objet même que le créancier reçoit qui éteint la dette ; il n’est nul besoin de supposer qu’une nouvelle créance se crée dans la dhimma (responsabilité) du débiteur. La dette inscrite dans la dhimma relève de la catégorie du “général abstrait” (*kullî mutlaq*), tandis que le bien concret relève de la catégorie du “particulier individuel” (*muʿayyan juzʾî*). Lorsqu’une dette générale est établée dans la dhimma, l’objectif visé est en fait la remise d’objets concrets et individualisés ; dès lors, quel que soit le bien spécifique remis, il réalise l’objectif recherché, car il correspond au général comme chaque individu correspond à son espèce. » [Badâ’iʿ al-Fawâ’id 4/105-106 (4/1526)] (4)
(1) Ce passage figure dans la réponse déjà mentionnée (p. 57-58) et apparaît dans les Fatawa (t. 20, p. 514-515) avec une légère variante ; voir al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (réf. n° 194).
(2) Dans l’édition 1 : « al-‘ayn », confirmé par l’édition 2.
(3) Dans l’édition 1 : « al-kull », confirmé par l’édition 2.
(4) Fatawa (t. 20, p. 513) avec une légère variante ; voir la note n° 702 ci-dessous.
لا تخص المقرض، بل ينتفعان بها جميعا) [إعلام الموقعين ٢/ ١٠ - ١١] (١).
٦٨٩ - ما يحصل به وفاء الدين:
- قال ابن القيم: (ظن بعض الفقهاء: أن الوفاء إنما يحصل باستيفاء الدين، بسبب أن الغريم إذا قبض المال صار في ذمته للمدين مثله، ثم يقع التقاضي منهما، والذي أوجب لهم هذا إيجاب المماثلة بين الواجب ووفائه، ليكون قد وفى الدين بالدين.
قال شيخ الإسلام ابن تيمية: وهذا تكلف أنكره جمهور الفقهاء، وقالوا: بل نفس المال الذي قبضه يحصل به الوفاء، ولا حاجة إلى أن يقدروا في ذمة المستوفي دينًا، والدين في الذمة من جنس المطلق الكلي، والمعين من جنس المعين (٢) الجزئي، فإذا ثبت في ذمته دين مطلق كلي= كان المقصود منه الأعيان الشخصية الجزئية، فأي معين استوفاه حصل به مقصوده، لمطابقته للكلي (٣) مطابقة الأفراد الجزئية) [بدائع الفوائد ٤/ ١٠٥ ــ ١٠٦ (٤/ ١٥٢٦)] (٤).
(١) هذا النص ضمن الجواب الذي سبقت الإشارة إليه (ص ٥٧ - ٥٨)، وهو في «الفتاوى» (٢٠/ ٥١٤ - ٥١٥) مع اختلاف يسير، وانظر: «الاختيارات» للبعلي (١٩٤).
(٢) في ط ١: (العين)، والمثبت من ط ٢.
(٣) في ط ١: (الكل)، والمثبت من ط ٢.
(٤) «الفتاوى» (٢٠/ ٥١٣) مع اختلاف يسير، وانظر ما يأتي برقم (٧٠٢).