par la majorité ; en effet, il ne s’agit plus d’une eau à l’état absolu : si quelqu’un jurait de ne pas boire d’eau et qu’il en buvait, il ne violerait pas son serment ; de même, s’il chargeait un mandataire d’acheter de l’eau et que celui-ci lui achetait celle-ci, le mandant ne serait pas tenu. Notre shaykh et d’autres répliquent toutefois que l’application du terme à la chose nommée ne varie pas selon qu’il s’agisse d’une altération originelle ou survenue ensuite, qu’on puisse ou non l’éviter ; la différence n’existe qu’au niveau du raisonnement analogique, pour les nécessités pratiques. Ainsi, qu’un homme jure de ne pas boire d’eau, qu’il mandate quelqu’un pour lui en acheter, ou tout autre cas semblable, on ne distingue pas entre ces deux sortes d’eau. Il ajoute encore : le terme n’englobe pas l’eau de mer ; il en est donc de même pour tout liquide qui lui ressemble quant à ses caractéristiques. D’après une autre version rapportée d’Aḥmad, cette eau demeure ṭahûr… ; c’est aussi l’avis retenu par notre shaykh. [Al-Furūʿ, 1/77-78 (1/64-65)] (1). 6 – Petite quantité d’eau utilisée pour lever une souillure rituelle Ibn Mufliḥ dit : « Si une faible quantité a été employée pour lever un état de ḥadaṯ, elle est ṭâhir… ; selon une autre version : elle est ṭahûr… ; tel est l’avis d’Ibn ʿAqīl, d’Abū al-Baqāʾ et de notre shaykh. » [Al-Furūʿ, 1/79 (1/71)] (2). 7 – Ce qui atteint le vêtement d’une petite quantité d’eau déjà utilisée pour la purification Évoquant l’eau résiduelle d’une faible quantité employée dans la ṭahāra qui atteint le vêtement, Ibn Mufliḥ poursuit : « Selon une narration, il est recommandé de laver la partie touchée ; selon une autre, il ne l’est pas. Cette dernière a été déclarée la plus sûre par al-Azjī et par notre shaykh. » [Al-Furūʿ, 1/79 (1/71)] (3).
(1) al-Fatâwâ, t. 21, p. 24–26. (2) al-Fatâwâ, t. 19, p. 236 ; t. 20, p. 519 ; t. 21, p. 48 ; al-Ikhtiyârât d’al-Burhân Ibn al-Qayyim (n° 73) ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (n° 8). (3) al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (n° 9).
الأكثر «و: م، ش» لأنه ليس بماء مطلق، لأنه لو حلف لا يشرب ماء فشربه لم يحنث، ولو وكّله في شراء ماء فاشتراه لم يلزم الموكِّل. وأجاب شيخنا وغيره: بأن تناول الاسم لمسمّاه لا فرق بين تغير أصلي وطارئ يمكن الاحتراز منه أو لا، وإنما الفرق من جهة القياس، لحاجة الاستعمال، ولهذا لو حلف لا يشرب ماء، أو وكّله في شراء ماء، أو غير ذلك لم يفرّق بين هذا وهذا. وقال أيضا: لا يتناول ماء البحر، فكذا ما كان مثله في الصفة. وعنه ــ أي أحمد ــ: طهور ... واختاره ... شيخنا) [الفروع: ١/ ٧٧ ــ ٧٨ (١/ ٦٤ ــ ٦٥)] (١). ٦ - الماء القليل المستعمل في رفع الحدث: - قال ابن مفلح: (وإن استعمل قليل في رفع حدث فطاهر ... وعنه: طهور ... واختاره ابن عقيل وأبو البقاء وشيخنا) [الفروع: ١/ ٧٩ (١/ ٧١)] (٢). ٧ - ما يصيب الثوب من الماء القليل المستعمل في الطهارة: - ذكر ابن مفلح ما يصيب الثوب من الماء القليل المستعمل في الطهارة، ثم قال: (ويستحب غسل ذلك في رواية، وفي رواية: لا، صحّحه الأزجيّ وشيخنا) [الفروع: ١/ ٧٩ (١/ ٧١)] (٣).
(١) «الفتاوى» (٢١/ ٢٤ - ٢٦). (٢) «الفتاوى» (١٩/ ٢٣٦، ٢٠/ ٥١٩، ٢١/ ٤٨)، «الاختيارات» للبرهان ابن القيم (رقم: ٧٣)، «الاختيارات» للبعلي (٨). (٣) «الاختيارات» للبعلي (٩).