– Il a également dit : « … La *ʿîna* présente une quatrième forme — la sœur(1) des précédentes — qui consiste pour un homme à posséder une marchandise et à ne la vendre qu’*nasi’a* (à crédit). Aḥmad a clairement déclaré que cela était blâmable, en disant : “La *ʿîna* consiste à ce qu’un homme détienne une marchandise et ne la vende qu’*nasi’a* ; mais s’il la vend aussi bien à terme qu’au comptant, il n’y a pas de mal.” Il a encore ajouté : “Je réprouve qu’un homme n’ait d’autre commerce que la *ʿîna*, au point de ne jamais vendre comptant.” »
Ibn ʿAqîl commente : « S’il l’a jugée détestable, c’est parce qu’elle s’apparente à la *ribâ* (usure) ; en effet, le vendeur à terme recherche le plus souvent une majoration du prix. »
Notre shaykh Ibn Taymiyya (qu’Allah l’agrée) l’a motivé ainsi : « Cette pratique relève de la *bayʿ al-muḍṭar* (vente imposée au nécessiteux), car la plupart de ceux qui achètent à terme ne le font qu’en raison de leur incapacité à payer comptant. Si donc un homme ne vend que d’*nasi’a*, son bénéfice se fait aux dépens des personnes en situation de contrainte et de besoin ; tandis que celui qui vend aussi bien au comptant qu’à terme demeure un commerçant parmi les autres. » ⦗Tahdhîb as-Sunan 5/250⦘ (2)
Voir supra la question (613).
676 – Question du *tawarruq* :
– Ibn al-Qayyim rapporte : « Notre shaykh (qu’Allah lui fasse miséricorde) interdisait l’opération de *tawarruq*. On l’a interrogé à ce sujet à maintes reprises en ma présence, mais il n’a jamais accordé de permission. Il disait : “La raison même pour laquelle la *ribâ* (usure) a été prohibée s’y retrouve telle quelle, à quoi s’ajoutent la dépense supplémentaire liée à l’achat puis à la revente de la marchandise, ainsi que le risque de perte qu’elle comporte. Or, la législation ne saurait interdire un tort moindre et permettre ensuite ce qui est plus grave.” » ⦗Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 3/170⦘
(1) C’est ainsi dans le texte original ; il se peut que le mot soit « akhfa » (plus léger), mais Allah sait mieux.
(2) Bayan al-Dalil, pp. 80-82.
- وقال أيضا: ( ... وللعينة صورة رابعة ــ وهي أخت (١) صورها ــ وهي: أن يكون عند الرجل المتاع فلا يبيعه إلا نسيئة، ونص أحمد على كراهة ذلك، فقال: العينة هي أن يكون عنده المتاع فلا يبيعه إلا بنسيئة، فإن باع بنسيئة ونقد فلا بأس. وقال أيضًا: أكره للرجل أن لا يكون له تجارة غير العينة، فلا يبيع بنقد.
قال ابن عقيل: إنما كره ذلك، لمضارعته الربا، فإن البائع بنسيئة يقصد الزيادة غالبًا.
وعلله شيخنا ابن تيمية (رضي الله عنه): بأنه يدخل في بيع المضطر، فإن غالب من يشتري بنسيئة إنما يكون لتعذر النقد عليه، فإذا كان الرجل لا يبيع إلا بنسيئة كان ربحه على أهل الضرورة والحاجة، وإذا باع بنقد ونسيئة كان تاجرًا من التجار) [تهذيب السنن ٥/ ٢٥٠] (٢).
انظر: ما تقدم في المسألة (٦١٣).
٦٧٦ - مسألة التورق:
- قال ابن القيم: (وكان شيخنا (رحمه الله) يمنع من مسألة التورق، وروجع فيها مرارًا وأنا حاضر فلم يرخص فيها، وقال: المعنى الذي لأجله حرم الربا موجود فيها بعينه، مع زيادة الكلفة بشراء السلعة وبيعها، والخسارة فيها، فالشريعة لا تحرم الضرر الأدنى، وتبيح ما هو أعلى منه) [إعلام الموقعين ٣/ ١٧٠].
(١) كذا بالأصل, ولعلها: (أخف) , والله أعلم.
(٢) «بيان الدليل» (٨٠ - ٨٢).