qu’Il ne la lèvera qu’une fois qu’ils se seront repentis et auront retrouvé leur religion.
Abû Dâwûd a, pour sa part, rapporté ce hadith par une chaîne authentique reliant Ḥaywa ibn Sharîḥ al-Miṣrî à Isḥâq Abû (1) ʿAbd ar-Raḥmân al-Khurâsânî ; celui-ci tient d’ʿAṭâ’ al-Khurâsânî que Nâfiʿ le lui a transmis d’après Ibn ʿUmar.
Notre maître (qu’Allah l’agrée) a commenté : « Ces deux chaînes sont bonnes : chacune corrobore et renforce l’autre. Quant aux rapporteurs de la première, ce sont des imâms réputés, mais il subsiste la crainte que l’Aʿmash ne l’ait pas entendu directement d’ʿAṭâ’, ou qu’ʿAṭâ’ ne l’ait pas reçu d’Ibn ʿUmar. La seconde chaîne prouve donc que le hadith possède une origine sûre provenant d’Ibn ʿUmar, car ʿAṭâ’ al-Khurâsânî est un transmetteur digne de confiance et connu, et Ḥaywa ibn Sharîḥ l’est tout autant, voire davantage. Quant à Isḥâq Abû (2) ʿAbd ar-Raḥmân, c’est un shaykh dont les grands imâms d’Égypte — tels Ḥaywa ibn Sharîḥ, al-Layth ibn Saʿd, Yaḥyâ ibn Ayyûb et d’autres — ont rapporté. »
Il poursuit : « Nous avons, de plus, transmis le même hadith par une troisième voie, par l’intermédiaire de Sariy ibn Sahl al-Jundaysâbûrî, au moyen d’une chaîne bien connue qui remonte jusqu’à lui : ʿAbd Allâh ibn Rashîd nous l’a relaté, relayé par ʿAbd ar-Raḥmân, d’après Layth, d’après ʿAṭâ’, d’après Ibn ʿUmar, lequel a dit : “Nous avons connu un temps où nul d’entre nous ne se croyait plus en droit de son dinar ou de son dirham que son frère musulman. J’ai certes entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Lorsque les gens deviendront avares du dinar et du dirham, qu’ils pratiqueront la ʿîna, qu’ils délaisseront le jihâd et qu’ils s’attacheront aux queues des vaches, Allah les plongera dans une humiliation qu’Il ne leur enlèvera qu’après qu’ils se seront repentis et auront renoué avec leur religion.” » Cela montre bien que le hadith trouve son origine chez ʿAṭâ’. ⦗Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 3/166⦘ (3)