prétendre que Qârûn l’aurait pratiquée est nul ; personne ne l’a jamais mentionnée ni mise en œuvre, si ce n’est un philosophe, un ittiḥâdî (panthéiste) ou un roi tyrannique (2). ⦗Al-Furūʿ 4/168-169 (6/314-315)⦘ (3).
674 – Lorsqu’on vend un bien à terme ou pour un prix qui n’a pas encore été encaissé, puis qu’on le rachète pour moins, au comptant :
Ibn Mufliḥ déclare : « Si quelqu’un vend un bien à crédit, ou contre un prix qu’il n’a pas encore perçu — selon le sens apparent de ses propos, et c’est aussi l’avis rapporté par le Qâḍî, ses disciples et la majorité —, puis qu’il le rachète pour moins que le prix auquel il l’avait vendu — Abû l-Khaṭṭâb et notre Shaykh précisent : au comptant, assertion que ni Aḥmad ni la plupart n’ont formulée — quand bien même ce rachat interviendrait après l’échéance, ainsi que l’ont transmis Ibn al-Qâsim et Sindi —, la seconde opération est caduque ; tel est le texte explicite… Notre Shaykh ajoute : la première vente reste valable si elle a été conclue de façon définitive, sans entente préalable ; sinon, les deux contrats sont nuls, et c’est l’opinion d’Aḥmad. « W: H m » ⦗Al-Furūʿ 4/170 (6/315)⦘ (5).
675 – La question de la ʿîna :
Ibn al-Qayyim rapporte : « L’Imâm Aḥmad cite, dans son Musnad : ⁎Nous raconta Aswad ibn ʿĀmir, ⁎nous raconta Abû Bakr, d’après al-Aʿmash, d’après ʿAtâ’ ibn Abî Rabâḥ, d’après Ibn ʿUmar, lequel dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Lorsque les gens deviendront avares du dinar et du dirham, qu’ils échangeront par la ʿîna, qu’ils s’attacheront aux queues des vaches et délaisseront le jihâd dans la voie d’Allah, Allah leur fera descendre un fléau, de sorte qu’ils ne…” »