d’une denrée normalement mesurée au volume vendue au poids, et d’une denrée habituellement pesée vendue au volume – avis retenu par notre Shaykh. ⦗Al-Furūʿ 4/157 (6/303)⦘ (1).
668 – Les ʿarâyâ dans les cultures
Ibn Mufliḥ écrit : « Notre Shaykh en a autorisé la pratique (2) pour les cultures. » ⦗Al-Furūʿ 4/158-159 (6/304)⦘ (3).
669 – Vente d’un produit ribâwî contre son homologue, avec adjonction – d’un côté ou des deux – d’un bien d’une autre espèce
Ibn Mufliḥ déclare : « Conclure la vente d’un bien soumis au ribâ contre un autre de la même espèce, tout en y joignant, d’un côté ou des deux, un bien d’une espèce différente – ainsi un mûd d’ʿajwa et un dirham contre la même combinaison, ou contre deux dirhams, ou contre deux mûds –, si, après la conclusion, on découvre que les deux valeurs se valent, ou que l’adjonction n’était faite que parce qu’ils proviennent d’un même palmier et qu’il ne s’agit que d’une seule monnaie, deux avis sont rapportés. Selon un autre propos d’Aḥmad, la transaction est permise lorsque le bien unique n’est pas identique – ou est inférieur – à celui auquel s’ajoute un élément étranger ; tel est l’avis retenu par notre Shaykh en un passage. D’après une autre version encore, elle est licite lorsque l’élément ajouté n’est pas recherché pour lui-même, comme dans le cas d’un sabre orné ; cet avis est également celui de notre Shaykh et constitue, selon l’opinion apparente du madhhab, la permission d’échanger, poids pour poids, de l’argent allié – à condition que l’alliage ne vise pas la tromperie – contre de l’argent pur. ⦗Al-Furūʿ 4/159-160 (6/305-306)⦘ (4).
670 – Exigence du comptant et de la prise de possession dans l’échange de fulūs en circulation contre une monnaie métallique
Ibn Mufliḥ dit : « Dans la vente de deux genres distincts qui partagent la cause légale du ribâ al-faḍl, lorsque aucun d’eux n’est une monnaie, il est impératif que le règlement et la prise de possession interviennent séance tenante – ainsi l’a-t-il explicitement indiqué. Il est donc illicite d’échanger, à terme, un mûd de blé contre son équivalent de la même espèce, ou contre de l’orge et assimilés ; de même, lorsque l’on convertit des fulūs en circulation… »
(1) «al-Ikhtiyarat», p. 189.
(2) C’est-à-dire al-araya.
(3) «al-Ikhtiyarat» d’al-Ba‘li, p. 189.
(4) «al-Fatawa», vol. 29, pp. 450-453 et 461-466 ; «al-Ikhtiyarat» d’al-Ba‘li, p. 189.
مكيل وزنًا وموزون كيلًا، اختاره شيخنا) [الفروع ٤/ ١٥٧ (٦/ ٣٠٣)] (١).
٦٦٨ - العرايا في الزرع:
- قال ابن مفلح: (وجوَّزها (٢) شيخنا في الزرع) [الفروع ٤/ ١٥٨ ــ ١٥٩ (٦/ ٣٠٤)] (٣).
٦٦٩ - بيع ربوي بجنسه ومعه أو معهما من غير جنسه:
- قال ابن مفلح: (وبيع ربوي بجنسه ومعه أو معهما من غير جنسه، كمدِّ عجوة ودرهم بمثلهما، أو بدرهيمن أو بمدين، فإن علم بعد العقد تساوي القيمة أو معه لكونهما من شجرة ونقد واحد فاحتمالان، وعنه: يجوز إن لم يكن المفرَد مثل الذي معه غيره فأقل. اختاره شيخنا في موضع، وعنه: يجوز إن لم يكن الذي معه مقصودًا، كالسيف المحلى. اختاره شيخنا، وذكره ظاهر المذهب، وأنه يجوز فضة لا يقصد غشها بخالصة مثلًا بمثل) [الفروع ٤/ ١٥٩ ــ ١٦٠ (٦/ ٣٠٥ - ٣٠٦)] (٤).
٦٧٠ - اشتراط الحلول والقبض في صرف الفلوس النافقة بنقد:
- قال ابن مفلح: (ويشترط في بيع كل جنسين اتفقا في علة ربا الفضل، ليس أحدهما نقدا الحلول والقبض في المجلس، نص عليه، فيحرم مدُّ برٍّ بمثله بجنسه، أو شعير ونحوه نسيئة، وكذا إن صرف الفلوس النافقة
(١) «الاختيارات» (١٨٩).
(٢) أي: العرايا.
(٣) «الاختيارات» للبعلي (١٨٩).
(٤) «الفتاوى» (٢٩/ ٤٥٠ - ٤٥٣، ٤٦١ - ٤٦٦)، «الاختيارات» للبعلي (١٨٩).