3 – Conséquences pratiques du désaccord exposé plus haut : – Ibn Mufliḥ dit : « L’utilité de la question est la suivante : les liquides n’enlèvent pas l’impureté ; ainsi l’ont affirmé le Qâḍî et ses disciples. Notre shaykh ajoute une seconde utilité : ils ne la repoussent pas non plus d’eux-mêmes, tandis que l’eau, du fait qu’elle est purificatrice, la repousse, comme l’indique cette parole du Prophète ﷺ : “Allah a créé l’eau purifiante ; rien ne la rend impure.” Or ce qui n’est pas ṭahûr ne repousse pas l’impureté. » [Al-Furūʿ, 1/73 (1/58)] (1). 4 – Se purifier avec l’eau de Zamzam : – Ibn al-Qayyim rapporte : « La position de notre shaykh, Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya, est qu’il est déconseillé de faire le grand lavage (ghusl) avec cette eau, mais non les petites ablutions (wuḍûʾ). Il distingue en effet : le ghusl pour l’état majeur de janâba s’apparente, sous un certain angle, à la levée d’une impureté ; c’est pourquoi il concerne tout le corps devenu entièrement “junub”. De plus, cette souillure rituelle est plus grave, et al-‘Abbâs n’en a interdit l’usage qu’aux personnes qui s’en servaient précisément pour le bain. » [Badâʾiʿ al-Fawâʾid, 4/48]. – Après avoir abordé la purification avec l’eau de Zamzam, Ibn Mufliḥ conclut : « On a dit qu’il est simplement réprouvé d’en faire le ghusl, non le wuḍûʾ, et c’est l’avis retenu par notre shaykh. » [Al-Furūʿ, 1/77 (1/63)] (3). 5 – Changement de l’eau par ce dont il est difficile de la préserver : – Ibn Mufliḥ écrit : « Si de l’eau ṭahûr est altérée par quelque chose qu’il est difficile d’écarter, son usage n’est pas réprouvé, selon l’opinion la plus juste (4). Mais si l’élément a été ajouté intentionnellement, ou si elle s’est mêlée à quelque chose qu’il n’est pas difficile d’éviter – et certains disent : même la poussière – et que cela la change beaucoup, d’autres disent : ou peu quant à la caractéristique, d’autres encore : ou majoritairement, alors l’eau devient simplement ṭâhir. Tel est l’avis choisi…»
(1) «al-Ikhtiyarat» de al-Baʿli, pp. 7-8 ; voir «Sharh al-ʿUmda», t. I, pp. 60-61. (2) C’est-à-dire : eau de Zamzam. (3) «al-Ikhtiyarat» de al-Baʿli, p. 9 ; voir «al-Fatawa», t. 12, p. 600 ; t. 26, p. 144. (4) Dans la première édition, on a ajouté par erreur la particule « la » ; la correction figure dans la deuxième édition.
٣ - من ثمرات الخلاف في المسألة السابقة: - قال ابن مفلح: (وفائدة المسألة: أن المائعات لا تزيل النجاسة. قاله القاضي وأصحابه، قال شيخنا: وفائدة ثانية: ولا تدفعها عن نفسها، والماء يدفع بكونه مطهرا، كما دل عليه قوله (عليه السلام): «خلق الماء طهورا لا ينجسه شيء». وغيره ليس بطهور، فلا يدفع) [الفروع: ١/ ٧٣ (١/ ٥٨)] (١). ٤ - الطهارة بماء زمزم: - قال ابن القيم: (طريقة شيخنا شيخ الإسلام ابن تيمية كراهة الغسل به (٢) دون الوضوء، وفرّق بأن غسل الجنابة يجري مجرى إزالة النجاسة من وجه، ولهذا عم البدن كله لما صار كله جنبا، ولأن حدثها أغلظ، ولأن العباس إنما حجرها على المغتسل خاصة) [بدائع الفوائد: ٤/ ٤٨]. - وذكر ابن مفلح مسألة التطهر بماء زمزم، ثم قال: (وقيل: يكره الغسل لا الوضوء «و» واختاره شيخنا) [الفروع: ١/ ٧٧ (١/ ٦٣)] (٣). ٥ - تغير الماء بما لا يشق صونه عنه: - قال ابن مفلح: (وإن غَيَّره ــ يعني: الماء الطهور ــ ما شق صونه عنه لم يكره (٤) في الأصح، فإن وضع قصدا أو خالطه ما لم يشق ــ وقيل: حتى التراب ــ وغَيَّر كثيرا، وقيل: أو قليلا صفةً، وقيل: أو أكثر= فطاهر، اختاره
(١) «الاختيارات» للبعلي (٧ - ٨)، وانظر: «شرح العمدة» (١/ ٦٠، ٦١). (٢) أي: ماء زمزم. (٣) «الاختيارات» للبعلي (٩)، وانظر: «الفتاوى» (١٢/ ٦٠٠؛ ٢٦/ ١٤٤). (٤) أقحم في ط ١ حرف (لا)، والتصويب من ط ٢.