dans son principe et à l’endroit qui lui revient ; car elles proviennent toutes d’Allah, Lui qui a parfaitement instauré Sa Loi et façonné Sa création. Tout ce qui s’écarte de cela n’est qu’erreur manifeste. Écoutez donc, à présent, la réfutation des principes viciés que l’on brandit contre les textes authentiques : Quant à votre affirmation selon laquelle le hadith permettrait la restitution sans qu’aucun vice n’ait été constaté ni qu’aucune qualité ne se soit trouvée manquante, où donc, dans les fondements de la Sharîʿa reçus du Législateur, voyez-vous que le droit de restitution se limite à ces deux seules causes ? Cette question suffit à elle seule, et jamais vous ne trouverez le moindre argument établissant une telle restriction. Nous disons au contraire que les principes mêmes de la Sharîʿa imposent la restitution pour d’autres motifs encore : c’est le cas du renvoi pour dissimulation (tadlîs) et fraude (ghish), lesquelles relèvent, tout comme l’écart entre la description annoncée et la réalité, d’une même catégorie. Mieux : l’annulation pour dissimulation prime même celle fondée sur le vice caché. Le vendeur manifeste en effet la qualité du bien tantôt par ses paroles, tantôt par ses actes ; si, après avoir présenté au client un certain état de la marchandise, il apparaît qu’elle est différente, il l’a trompé et dupé. L’acheteur dispose alors du choix entre conserver le bien ou rompre la vente. Quand bien même la Sharîʿa n’aurait rien édicté à ce sujet, le pur raisonnement analogique et l’exigence de justice l’auraient requis ; car l’acheteur n’a déboursé son argent qu’en se fondant sur la qualité mise en avant par le vendeur, et s’il avait su qu’il en allait autrement, il n’aurait pas payé ce qu’il a payé. L’obliger à maintenir la vente en présence de dissimulation et de fraude constituerait l’une des pires injustices, dont la Sharîʿa se tient loin. De plus, le Prophète ﷺ a conféré un droit d’option aux caravaniers lorsqu’on les intercepte avant leur arrivée au marché et avant qu’ils ne connaissent le cours des prix ; il n’y a là ni vice ni divergence de description, mais bel et bien une forme de tromperie et de fraude. Paragraphe Quant à votre parole : « Le profit suit la responsabilité », même si ce hadith a bien été rapporté, celui de la muṣarrāh est, de l’avis unanime des spécialistes du hadith, plus authentique. Comment, dès lors, pourrait-on l’opposer à ce dernier, alors qu’
أصله وموضعه، فإنها كلها من عند الله الذي أتقن شرعه وخلقه، وما عدا هذا فهو الخطأ الصريح، فاسمعوا الآن هدم الأصول الفاسدة التي يعترض بها على النصوص الصحيحة: أما قولكم: إنه تضمن الرد من غير عيب، ولا فوات صفة= فأين في أصول الشريعة المتلقاة عن صاحب الشرع ما يدل على انحصار الرد بهذين الأمرين؟ وتكفينا هذه المطالبة، ولن تجدوا إلى إقامة الدليل على الحصر سبيلًا. ثم نقول: بل أصول الشريعة توجب الرد بغير ما ذكرتم، وهو: الرد بالتدليس والغش، فإنه هو والخلف في الصفة من باب واحد، بل الرد بالتدليس أولى من الرد بالعيب، فإن البائع يظهر صفة المبيع: تارة بقوله، وتارة بفعله، فإذا أظهر للمشتري أنه على صفة، فبان بخلافها كان قد غشه، ودلس عليه، فكان له الخيار: بين الإمساك والفسخ، ولو لم تأت الشريعة بذلك لكان هو محض القياس، وموجب العدل، فإن المشتري إنما بذل ماله في المبيع= بناء على الصفة التي أظهرها له البائع، ولو علم أنه على خلافها لم يبذل له فيها ما بذل، فإلزامه للبيع مع التدليس والغش من أعظم الظلم الذي تتنزه الشريعة عنه، وقد أثبت النبي ﷺ الخيار للركبان إذا تُلُقُّوا، واشْتُرِيَ منهم قبل أن يهبطوا السوق، ويعلموا السعر، وليس ههنا عيب، ولا خلف في صفة، ولكن فيه نوع تدليس وغش. فصل وأما قولكم: «الخراج بالضمان» = فهذا الحديث، وإن كان قد روي فحديث المصرَّاة أصح منه، باتفاق أهل الحديث قاطبة، فكيف يعارض به؟ مع