– Notre shaykh rapporte : « Si un preneur trompe le bailleur ou autrui (1) et parvient ainsi à louer en-deçà de la valeur réelle, il lui incombe de verser un loyer équivalent au prix usuel (2). » ⦗al-Furûʿ 4/98 (6/233)⦘ (3).
(1) Dans la première édition figure « et d’autres », tandis que seule cette lecture est retenue dans la deuxième édition. (2) Ibn Qundus, dans sa ḥachiyya sur al-Furû‘, rapporte : « Dans le Mukhtaṣar al-Fatāwā al-Miṣriyya, au début du chapitre sur l’ijâra (location), il est expliqué que si le musta’jir (preneur) trompe le mu’jir (bailleur) – par exemple en affirmant que la valeur du terrain dans la région est telle, inférieure à sa valeur réelle, alors qu’il loue à un prix inférieur, et que cette dissimulation est découverte par la suite – le bailleur a le droit de résilier le contrat. Il en va de même s’il assure qu’il n’existe aucun candidat à la location alors qu’il y en a, ou qu’il fixe un prix fictif, etc. Le shaykh précise qu’il peut demander la résiliation et non une simple indemnisation équivalente. » (3) Voir al-Ikhtiyārāt d’al-Bā‘lī, p. 186.
ذكره شيخنا، قال: وإن دلَّس مستأجر على مؤجر أو غيره (١)، حتى استأجره بدون القيمة= فله أجرة المثل (٢)) [الفروع ٤/ ٩٨ (٦/ ٢٣٣)] (٣).
(١) في ط ١: (وغيره)، والمثبت من ط ٢. (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قال في «مختصر الفتاوى المصرية» في أول باب الإجارة: إذا دلس المستأجر على المؤجر، مثل أن يكون قد أخبره أن قيمة الأرض في الناحية كذا، بما ينقص عن قيمتها، ولم يكن الأمر كذلك فأجره بمال، ثم تبين له، فله فسخ الإجارة، وكذلك إن أخبره أنه ليس هناك من يستأجره، وكان له طلاب، أو أخبره أن هذا سعره ولم يكن سعره، وأمثال ذلك. فقد صرّح الشيخ بأن له الفسخ، ولم يقل: فله أجرة المثل) ا. هـ. (٣) انظر: «الاختيارات» للبعلي (١٨٦).