on en déduit donc que le baiser qu’elle lui a donné ne lui a pas permis d’obtenir d’elle quelque chose qui serait interdit à un étranger. Fin de sa citation.
Il ajoute encore : « Peut-être distingue-t-il la situation où c’est l’acheteur qui tire profit de la chose vendue, de celle où c’est la chose, par elle-même, qui lui procure un avantage. » ⦗al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/269 (1/402-403)⦘
641 – Périssement, réel ou juridique, de la chose vendue pendant le délai d’option
Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqî al-Dîn précise qu’Aḥmad, dans la version transmise par Abû Ṭâlib, déclare explicitement que, si l’acheteur affranchit l’esclave ou si ce dernier meurt, l’acheteur n’est redevable que du prix ; en revanche, s’il le revend et qu’il devient impossible de le restituer, il en répond à hauteur de sa valeur, même si celle-ci dépasse le prix initial.
Il opère ainsi une distinction entre ce qui constitue une perte — matérielle ou juridique — et ce qui n’est pas une perte mais une atteinte (*jinâya*) qui prive l’acheteur de la prise de possession ; dans ce dernier cas, il est tenu d’une garantie dite *ḍamān al-ḥaylûla* (« garantie pour empêchement »). Par conséquent, tant que l’esclave existe encore, il doit en payer la valeur ; s’il est perdu, deux versions sont rapportées.
La raison en est manifeste : tant que la chose demeure, la résiliation du contrat reste possible, puisqu’il existe toujours un objet sur lequel faire porter la restitution.
Sur cette base, l’ensemble des résiliations — qu’il s’agisse de la résolution pour vice, du désaccord entre vendeur et acheteur, ou d’autres cas dans lesquels on a divergé quant à la possibilité de rompre le contrat après la perte de la chose vendue — met sur le même plan la disparition de la chose (*fawt*) et sa destruction (*talaf*). En effet, dans ces cas-là, la privation est intervenue sans négligence de la part de celui qui détenait le bien, contrairement à la privation ici envisagée. Il en découle soit qu’il s’agit là d’une troisième version, soit que la distinction relevée constitue, à elle seule, l’unique avis.
La différence se clarifie ainsi : dans le premier cas, le droit de résiliation n’apparaît qu’après la disparition de la chose (1), tandis qu’ici le droit de résilier existait déjà avant cette disparition. Fin de sa citation. ⦗al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/270-271 (1/404)⦘
(1) Ainsi ; peut-être faut-il lire : yastahiqu (il mérite).
فيؤخذ من هذا أن قبلتها له لم يبلغ هو منها مالا يحل لغيره. انتهى كلامه.
وقال أيضًا: فلعله يفرق بين أن ينتفع هو بالمبيع، وبين أن ينفعه المبيع بنفسه) [النكت على المحرر ١/ ٢٦٩ (١/ ٤٠٢ ــ ٤٠٣)].
٦٤١ - إذا تلف المبيع ــ حقيقة أو حكما ــ زمن الخيار:
- قال ابن مفلح: (وذكر الشيخ تقي الدين: أن أحمد صرح في رواية أبي طالب بأنه إذا أعتق العبد أو مات، لم يكن عليه إلا الثمن، وإذا باعه ولم يمكنه رده ضمنه بالقيمة، وإن كانت أكثر من الثمن.
ففرَّق بين ما هو تلف ــ حسيًا أو حكميًا ــ، وبين ما ليس بتلف، وإنما هو جناية فوَّت بها يد المشتري، فيضمنه ضمان الحيلولة، فحيثما كان العبد باقيًا فعليه القيمة، وحيثما كان تالفًا فعلى الروايتين.
وفقه ذلك ظاهر، فإنه إذا كان باقيًا أمكن فسخ العقد لبقاء المعقود عليه وإمكان رجوعه.
وعلى هذا فجميع الفسوخ: من الفسخ بالعيب، واختلاف المتبايعين، ونحو ذلك مما اختلف في جواز فسخها بعد تلف المبيع= قد سووا بين الفوت والتلف، لأن التفويت هناك كان بغير تفريط من الذي هو في يده، بخلاف التفويت هنا، فإما أن تكون هذه رواية ثالثة، أو يكون الفرق قولًا واحدًا.
يوضح الفرق: أن هناك لم تستحق (١) الفسخ إلا بعد الفوت، وهنا كان يملك الفسخ قبل الفوت. هذا كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٢٧٠ - ٢٧١ (١/ ٤٠٤)].
(١) كذا, ولعلها: (يستحق).