du prix, l’esclave ne serait pas affranchi ; s’il en recevait le paiement, il le serait, et le fait que la qualification intervienne après la vente n’a aucune incidence. [al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/282 (1/416)]
638 – Les accroissements survenus pendant la période du droit d’option (khiyâr)
Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqî al-Dîn a dit : Pour ce qui est des accroissements, si c’est l’acheteur qui résilie, la situation est analogue à l’annulation pour vice ; deux versions sont alors rapportées quant à la restitution des fruits. Si, en revanche, c’est le vendeur qui rompt le contrat, le cas s’apparente à la résiliation motivée par l’insolvabilité de l’acheteur quant au paiement du prix ; sur ce point, la divergence est plus marquée que pour la restitution en cas de vice, car le texte explicite prévoit qu’il recouvre les fruits séparés ; le droit d’option ne saurait être moins que cela. Fin de citation. [al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/264 (1/397)]
639 – Les actes de l’acheteur durant la période d’option
Ibn Mufliḥ dit : « Sa parole (1) : “Quant à l’acheteur, aucun de ses actes n’est valable, hormis l’affranchissement, à moins qu’il n’agisse conjointement avec le vendeur ou que l’option lui appartienne à lui seul.” – Son affranchissement est valable si l’on considère que la propriété lui est transférée. Selon al-Jawzajânî, son affranchissement n’est pas effectif ; toutefois, si le vendeur ne le conteste pas jusqu’à l’expiration du délai d’option, il devient valable, comme si l’on assimilait cela à la disposition d’une part indivise sujette au droit de préemption (shufʿa). Un raisonnement analogue s’applique au gage, selon Shaykh Taqî al-Dîn. [al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/265-266 (1/399)]
Il ajoute encore : « Shaykh Taqî al-Dîn a déclaré : Quant à l’acheteur, le Qâḍî a formulé de façon générale que ses actes sont valables ; il semble – et Allah sait mieux – qu’il entend par là : pourvu que le vendeur ne résilie pas le contrat, comme Abû Bakr l’a exposé dans al-Tanbîh, citation à l’appui, et comme l’a suggéré l’imâm Aḥmad à propos de celui qui a vendu un vêtement : “Il le rend à son premier propriétaire si celui-ci le réclame.” Il en découle que, s’il ne le réclame pas, la vente demeure valide. »
(1) C’est-à-dire al-Majd Ibn Taymiyya, auteur d’al-Muharrar.
من الثمن لم يعتق، وإن قبضه عتق، ولا يضر تأخر الصفة عن المبيع) [النكت على المحرر ١/ ٢٨٢ (١/ ٤١٦)].
٦٣٨ - النماء الحاصل زمن الخيار:
- قال ابن مفلح: (وقال الشيح تقي الدين: أما النماء فإن كان المشتري هو الفاسخ فهو كما لو فسخ بالعيب، وفي رد النماء روايتان، وإن كان البائع هو الفاسخ فهو كفسخ البائع لإفلاس المشتري بالثمن، وفيه أيضًا خلاف أقوى من الرد بالعيب، فإن المنصوص أنه يرجع بالنماء المنفصل، فلا يكون الخيار دون هذا. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٢٦٤ (١/ ٣٩٧)].
٦٣٩ - تصرف المشتري زمن الخيار:
- قال ابن مفلح: (قوله (١): «وأما المشتري فلا ينفذ تصرفه إلا بالعتق، إلا أن يتصرف مع البائع أو يكون الخيار له وحده» أما تصرفه بالعتق فينفذ إن قلنا الملك له، وعند الجوزجاني: لا ينفذ عتقه، لكن إذا لم يناكره حتى انقضى الخيار مضى، كأنه يشبهه بالتصرف في الشقص المشفوع، ويتخرج مثله في الرهن. ذكره الشيخ تقي الدين) [النكت على المحرر ١/ ٢٦٥ - ٢٦٦ (١/ ٣٩٩)].
- وقال أيضا: (قال الشيخ تقي الدين: وأما المشتري، فقد أطلق القاضي أن تصرفه ينفذ، وكأنه ــ والله أعلم ــ يريد إذا لم يفسخ البائع العقد، كما بينه أبو بكر في «التنبيه»، فإنه استشهد بقول أبي بكر، وكما أومأ إليه الإمام أحمد فيمن باع الثوب، فقال: يرده إلى صاحبه الأول إن طلبه. فمفهومه أنه إذا لم يطلبه مضى البيع.
(١) أي: المجد ابن تيمية، صاحب «المحرر».