repose sur deux principes : Le premier : lorsque la condition à laquelle est suspendu le jugement disparaît avant l’apparition de sa cause, le jugement ne s’établit pas ; si, en revanche, elle disparaît après que le jugement est déjà intervenu, cela ne l’affecte nullement. — Exemple du premier cas : il dit à son épouse : « Si tu entres dans la maison, tu es répudiée », puis elle y entre après la baynûna (séparation définitive). — Exemple du second : la séparation se produit après qu’elle est entrée. Lorsque la condition disparaît en même temps que la cause, ou immédiatement après elle, l’avis le plus connu chez nos condisciples est que le jugement ne prend pas effet ; ainsi, s’il déclare : « Tu es répudiée lors de ma mort » ou « immédiatement après ma mort », ou encore s’il dit à son épouse esclave : « Si je deviens ton propriétaire, tu es répudiée » — la condition de divorce disparaissant aussitôt après la cause —, ils estiment qu’elle n’est pas répudiée. Le second principe : lorsque la cause résulte de l’acte même de la personne, il lui est possible d’en annuler l’effet, comme s’il dit à son esclave : « Si je te vends, tu es affranchi », ou à son épouse : « Si je procède à un khulʿ avec toi, tu es divorcée par trois répudiations. » En revanche, si la cause dépend de l’acte d’autrui ou qu’elle entraîne d’office un effet juridique — telle la dissolution du mariage consécutive à l’acquisition de propriété —, la situation diffère du cas précédent. Fin de sa citation ⦗al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/279-281 (1/414-415)⦘ (1). 637 – S’il dit à son esclave : « Si je “mange” (akaltu) pour toi un prix, tu es affranchi », puis le vend contre une denrée mesurable, pondérable ou autre : Ibn Mufliḥ déclare : « Si quelqu’un prononce : “Si je ‘mange’ pour toi un prix, tu es affranchi”, puis le vend contre une denrée mesurable, pondérable, autre, ou contre de l’argent liquide, l’esclave n’est pas affranchi », ainsi qu’il l’indique dans al-Riʿāya. Shaykh Taqî al-Dîn commente : « Selon l’analogie du madhhab, le verbe “manger” doit être compris comme désignant l’acquisition d’un droit (2) ; il équivaut donc à dire : “Si je te vends”. Il peut aussi être pris dans le sens de “prendre” ; ainsi, s’il accordait remise… »
(1) Voir al-Ikhtiyarat de al-Ba‘li, p. 185-186. (2) Le vérificateur précise en note : «En marge de l’édition originale, dans Sharh al-Muḥarrar du cheikh Taqi ad-Din, on lit ibaara ‘an al-istijab (expression d’agrément)». Fin de la note.
أحدهما: هو أن شرط الحكم إذا زال قبل حصول سببه لم يثبت الحكم، وإن زال بعد ثبوت الحكم لم يقدح فيه، مثال الأول: إذا قال: إن دخلتِ الدار فأنتِ طالقٌ، فدخلت بعد البينونة، ومثال الثاني: أن تبين بعد الدخول، وإن زال مع السبب أو عقب السبب، فالمشهور عند أصحابنا: أن الحكم لا يثبت، كما لو قال: أنتِ طالقٌ مع موتي، أو عقب موتي، وكما لو قال لزوجته الأمة: إذا ملكتك فأنتِ طالق، فشرط الطلاق يزول عقب السبب، قالوا: لا تطلق. الثاني: أن السبب إذا كان من فعله أمكنه أن يبطل حكمه، مثل أن يقول: إذا بعتُك فأنتَ حرٌّ، أو إذا خلعتِك فأنتِ طالقٌ ثلاثًا، أما إذا كان السبب من فعل غيره، أو كان يرتب عليه حكمًا شرعيًا، مثل انفساخ النكاح عقب الملك: فهنا ليس مثل الأول. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٢٧٩ - ٢٨١ (١/ ٤١٤ - ٤١٥)] (١). ٦٣٧ - إذا قال لعبده: إن أكلت لك ثمنا فأنت حر، فباعه بمكيل أو موزون أو غيرهما: - قال ابن مفلح: (ولو قال: إن أكلت لك ثمنا فأنت حر، فباعه بمكيل أو موزون أوغيرهما أو بنقد= لم يعتق. قاله في «الرعاية». وقال الشيخ تقي الدين: قياس المذهب: أن يكون الأكل عبارة عن الاستحقاق (٢)، فيكون كقوله: إن بعتك، أو يكون عبارة عن الأخذ، فلو أبرأ
(١) انظر: «الاختيارات» للبعلي (١٨٥ - ١٨٦). (٢) قال المحقق في الحاشية: (بهامش الأصل: الذي في «شرح المحرر» للشيخ تقي الدين: «عبارة عن الاستيجاب») ا. هـ.