– Il dit aussi : « Je n’ai trouvé personne, avant l’auteur du Muḥarrar, qui ait explicitement affirmé la résolution (*infiṣâkh*) de la vente ; et cette opinion est fondée, car il s’agit d’un contrat valable dont la poursuite et la permanence se trouvent empêchées.
Cheikh Taqî ad-Dîn déclare : La parole de mon aïeul – “la vente est résolue” (1) – requiert examen ; il se peut même qu’il ne s’agisse que d’une tournure imagée. En effet, les propos de l’imâm Aḥmad sur cette question montrent qu’à ses yeux le cas est comparable au testament et au *tadbîr* (affranchissement différé). De même qu’il est permis à l’homme de posséder puis d’affranchir après que la cause mettant fin à sa propriété – la mort – a pris effet, de même il lui est permis d’affranchir après que la cause mettant fin à sa propriété – la vente – a pris effet. Dans le *tadbîr*, nous ne disons pas que l’esclave devient d’abord la propriété des héritiers avant d’être affranchi ; nous disons plutôt que le *tadbîr* a empêché la mort de transférer la propriété aux héritiers. De même, ici, la clause suspensive antérieure a empêché la vente de transférer la propriété à l’acheteur. Ainsi, la vente possède ici deux effets possibles : l’affranchissement et le transfert de propriété. L’affranchissement est prioritaire, car sa cause a été posée avant la vente. On comprend également de ses mots : « Si je te vends » – c’est-à-dire : si je conclus avec toi un contrat de vente qui, par nature, transférerait la propriété sans cette clause – alors tu es libre.
Quand bien même dirait-on que la propriété est effectivement passée à l’acheteur, elle ne serait pourtant pas sortie du patrimoine du vendeur. On dira alors que la résolution ne requiert que la conclusion du contrat, qu’elle entraîne ou non l’établissement de la propriété. Nous ne dirons pas que, dans ce cas, la vente a transféré la propriété ; si tel avait été le cas et que l’esclave eût été affranchi, la vente aurait cessé d’opérer comme transfert de propriété, ce qui mènerait à un cercle vicieux : ni la vente ni l’affranchissement ne seraient alors valides. En effet, si l’intention était : “Si je te vends une vente qui te transmet la propriété, tu es libre”, alors, sitôt la propriété transmise, l’affranchissement s’appliquerait ; or, dès lors que l’affranchissement s’applique, la vente ne transfère plus la propriété, à moins de prétendre que la propriété disparaît après avoir été établie, ce qui est irrecevable.
Dès lors, s’il déclare : « Lorsque je deviendrai ton propriétaire, tu seras libre », l’esclave est affranchi du fait de la vente ou d’un acte analogue. S’il dit : « Lorsque tu sortiras de ma propriété, tu seras libre », ou : « Lorsque tu deviendras la propriété d’un autre que moi, tu seras libre »
(1) Version complète de l’expression chez al-Majd : « Quiconque conditionne la libération de son esclave à sa vente ; s’il le vend, il l’affranchit et la vente est annulée. »
- وقال أيضًا: (ولم أجد أحدًا صرح بانفساخ البيع قبل صاحب «المحرر»، وهو حسن، لأنه عقد صحيح امتنع استمراره ودوامه.
وقال الشيخ تقي الدين: قول الجد: «انفسخ البيع» (١) فيه نظر، أو تجوُّز، فإن كلام الإمام أحمد في هذه المسألة يدل على أن هذا عنده مثل الوصية والتدبير، وأنه كما جاز له أن يملك ويعتق بعد انعقاد السبب المخرج لملكه وهو الموت، فكذلك له أن يعتق بعد انعقاد السبب المخرج لملكه، وهو البيع، وهناك لا نقول: إن المدبر ملكه الورثة ثم عتق، بل نقول: التدبير منع الموت أن يوجب ملك الورثة، وكذلك هنا: التعليق المتقدم منع البيع أن ينقل الملك إلى المشتري، وكأن البيع هنا له موجبان: عتق، وملك، فقدم العتق لانعقاد سببه قبل البيع، وعلمنا بقوله: «إذا بعتك» أي إذا عقدت عليك عقد بيع من شأنه أن ينقل الملك لولا هذا التعليق، فأنت حر.
وإن قلنا: إن الملك انتقل إلى المشتري لم يخرج عن ملكه، لكن يقال: الانفساخ إنما يستدعي انعقادا، سواء اقتضى انعقاد الملك أو لم يقتضه، ولا نقول: إن البيع هنا نقل الملك، لأنه لو نقله وعتق العبد: خرج عن أن يكون ناقلًا، ولزم الدور، فكان لا يصح بيعه ولا عتقه، لأنه إذا كان التقدير: إذا بعتك بيعًا ينتقل به الملك فأنت حر فإذا انتقل الملك عتق، وإذا عتق لم يكن البيع ناقلًا للملك، إلا أن يقال: إن الملك زال بعد ثبوته، وهذا غير جائز.
وعلى هذا: فلو قال: إذا ملكتك فأنت حر= عتق بالبيع ونحوه، ولو قال: إذا خرجت عن ملكي فأنت حر، أو إذا صرت ملكًا لغيري فأنت حر=
(١) تمام عبارة المجد: (ومن علق عتق عبده ببيعه فباعه عتق وانفسخ البيع).