635 – Si l’un des deux contractants rompt le contrat durant la période d’option, avant que l’autre n’en ait connaissance : - Ibn Mufliḥ rapporte : « Concernant la formule : “on peut déduire que la rupture ne prend pas effet tant que la nouvelle n’est pas parvenue à l’autre partie durant le délai.” Cette déduction est citée par Abū al-Khaṭṭāb, lequel la fonde sur la question suivante : le mandant a-t-il le droit de révoquer son mandataire en son absence et sans qu’il le sache ? Deux versions sont transmises, qui servent ici de principe général. Shaykh Taqî ad-Dîn déclare : Par analogie, si l’on estime que le mandat ne s’éteint qu’après notification, il faut également dire ici que la résiliation ne devient effective qu’après notification. Ainsi, lorsque le délai expire et que l’autre partie n’a posé aucun acte jusqu’à ce que la nouvelle lui parvienne, le contrat est alors rompu ; mais si elle agit avant réception de l’information, son acte est nul. Nous avons tenu le même raisonnement, dans une des deux versions relatives à la *rajʿa* (la reprise d’une épouse après un divorce révocable) : si la femme contracte un nouveau mariage avant d’avoir appris cette reprise, le mariage est admis. Ibn al-Jawzî dit : Quand l’option appartient à l’un des deux, il peut rompre, mais la rupture n’est valable qu’en sa présence. L’apparence de ses propos, et de ceux d’autres maîtres, indique qu’il peut rompre sans avoir à présenter le prix. Shaykh Taqî ad-Dîn, pourtant, affirme explicitement : il ne peut rompre qu’en restituant le prix. Abû Ṭâlib interrogea Aḥmad : « On dit que, s’il détient l’option, dès qu’il déclare : “Je garde ma maison” ou “mon terrain”, l’option est à lui et il peut réclamer le prix ? » Il répondit : « Comment disposerait-il de l’option sans avoir rendu l’argent ? Cela n’a aucun fondement. S’il restitue la somme, il a l’option ; s’il ne la rend pas, il n’a pas d’option. » Shaykh Taqî ad-Dîn conclut : Il ressort donc du texte qu’un vendeur ne peut réintégrer la chose vendue dans son patrimoine qu’en apportant le prix, tout comme le préempteur (*shafîʿ*) ne peut prendre la quote-part convoitée. ⦗an-Nukat 1/262-263 (1/395-396)⦘.
٦٣٥ - إذا فسخ أحدهما العقد في مدة الخيار، ولم يبلغ الآخر: - قال ابن مفلح: (قوله: «ويتخرج أن لا ينفسخ إذا لم يبلغه في المدة». هذا التخريج ذكره أبو الخطاب، قال: كالموكل هل يملك عزل وكيله من غير حضوره وعلمه؟ على روايتين، أصلًا لهذه المسألة. قال الشيح تقي الدين: قياس أن الوكالة إذا قلنا: لا تنفسخ قبل العلم= أن نقول هنا: لا ينفسخ قبل العلم، فإذا انقضت المدة فلم يتصرف الآخر، حتى بلغه الخبر= انفسخ، وإن تصرف قبل بلوغ الخبر= لم يصح، كما قلنا مثل ذلك في الرجعة ــ على إحدى الروايتين ــ: أنها إذا تزوجت قبل أن يبلغها خبر الرجعة انعقد النكاح. وقال ابن الجوزي: إذا كان الخيار لأحدهما كان له الفسخ من أنه لا يفسخ إلا بحضوره. وظاهر كلامه وكلام غيره من الأصحاب أنه يملك الفسخ من غير إحضار الثمن. وقال الشيخ تقي الدين: ولا يملك الفسخ إلا برد الثمن، نص عليه. قال أبو طالب لأحمد يقولون: إذا كان له الخيار، فمتى قال: اخترت داري، أو أرضي= فالخيار له ويطالب الثمن؟ قال: كيف له الخيار ولم يعطه ماله؟ ليس هذا بشيء، إن أعطاه فله الخيار، وإن لم يعطه ماله فليس له خيار. قال الشيح تقي الدين: فقد نص على أن البائع لا يملك إعادتها إلى ملكه إلا بإحضار الثمن، كما أن الشفيع لا يملك أخذ الشقص) [النكت على المحرر ١/ ٢٦٢ - ٢٦٣ (١/ ٣٩٥ ــ ٣٩٦)].