Al-Qâḍî rapporte que l’esclave mukâtib et le bénéficiaire d’une donation disposent d’un droit d’option perpétuel, à la différence du maître du mukâtib et du donateur. Shaykh Taqî ad-Dîn observe : « La question mérite examen. » Ibn ʿAqîl précise : « Le maître ne jouit d’aucune option, car il a contracté comme s’il avait vendu son capital avec l’outil qui le produit (1). Quant à l’esclave, il conserve un droit d’option permanent, qu’il soit ou non capable de s’acquitter du paiement ; s’il s’y refuse, l’option revient alors au maître. » Tel est, semble-t-il, le sens des propos d’al-Khiraqî. Abû Bakr estime, pour sa part, que si l’esclave est en mesure de régler la somme, il ne bénéficie d’aucune option ; en cas d’incapacité, il la recouvre. Ibn ʿAqîl ajoute : « Le donateur demeure libre : s’il le souhaite, il remet la chose donnée ; s’il le souhaite, il la retient. » Il ressort ostensiblement de ses paroles dans al-Muḥarrar que, lorsqu’une division (qisma) comporte un versement compensatoire, les deux options — l’option stipulée (khiyâr ash-sharṭ) et l’option de séance (khiyâr al-majlis) — y sont recevables, car elle prend alors le statut d’une vente ; autrement, elles ne le sont pas. Al-Qâḍî tranche catégoriquement, dans al-Khilâf et ailleurs, en affirmant la validité des deux options sans aucune restriction ; de même dans al-Riʿâya, où il écrit : « Leur finalité est de permettre réflexion et mûre délibération, besoin qui s’impose ici. » Ibn ʿAqîl poursuit : « Si la division implique un remboursement, elle est assimilée à une vente et les deux options s’y appliquent ; si aucun remboursement n’est prévu, que les parts ont été équilibrées et que le tirage au sort a eu lieu, il n’existe plus d’option, car il s’agit alors d’un jugement. Et lorsque le partage est effectué par les copropriétaires eux-mêmes, l’option de séance ne s’y applique pas non plus : il ne s’agit que de la répartition de droits, non d’une vente. » Fin de citation. ⦗al-Nukat 1/274 (1/405-406)⦘ 632 – L’option dans les contrats de musâqât, muzâraʿa, ḥawâla, sabq et shufʿa : – Ibn Mufliḥ dit : (Sa parole (2) : « à l’exception de l’option de séance dans la musâqât
(1) Dans la 2ᵉ édition : « bimālahu » (avec ses biens). (2) C’est-à-dire al-Majd ibn Taymiyya.
وذكر القاضي: أن العبد المكاتب والموهوب لهما الخيار على التأبيد، بخلاف سيد المكاتب والواهب. قال الشيخ تقي الدين: وهذا فيه نظر، وقال ابن عقيل: لا خيار للسيد، لأنه دخل على أنه باع ماله بآلته (١)، وأما العبد فله الخيار أبدًا مع القدرة على الوفاء والعجز، فإذا امتنع كان الخيار للسيد، هذا ظاهر كلام الخرقى. وقال أبو بكر: إن كان قادرًا على الوفاء فلا خيار له، وإن عجز عنه فله الخيار. قال ابن عقيل: والواهب بالخيار إن شاء قَبَّض، وإن شاء منع. وظاهر كلامه في «المحرر»: أن القسمة إذا دخلها رد ففيها الخياران، لأنها بيع وإلا فلا. وقطع القاضي في الخلاف وغيره بثبوت الخيارين مطلقًا، وقطع به في «الرعاية»، قال: لأن وضعها للإرتياء والنظر، وهذا يحتاج إليه هنا. وقال ابن عقيل: إن كان فيها رد فهي كالبيع، يدخلها الخياران، وإن لم يكن فيها رد، وتعدلت السهام، ووقعت القرعة فلا خيار، لأنه حكم، وإن كان القاسم المشتركين، فلا يدخلها خيار المجلس أيضًا، لأنها إفراز حق، وليست بيعًا. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٢٧٤ (١/ ٤٠٥ - ٤٠٦)]. ٦٣٢ - الخيار في المساقاة والمزارعة والحوالة والسبق والشفعة: - قال ابن مفلح: (قوله (٢): «إلا خيار المجلس في المساقاة
(١) في ط ٢: (بماله). (٢) أي: المجد ابن تيمية.