l’acheteur en perçoit l’usufruit sans pour autant disposer du bien lui-même ; on pourrait avancer que la même analogie s’impose ici encore, et je pense l’avoir noté ailleurs. Fin de citation. ⦗al-Nukat 1/273⦘
630 – L’option stipulée (khiyâr ash-sharṭ) dans une location dont la durée prend effet immédiatement après la conclusion du contrat
– Ibn Mufliḥ écrit : (Sa parole (1) : « à l’exception de l’option stipulée pour une ijâra dont la durée suit le contrat » fait l’objet de deux avis :
Premier avis : cette option n’est pas valable, car elle conduit soit à la perte d’une partie de l’usufruit qui fait l’objet du contrat, soit à son utilisation durant la période d’option, deux situations interdites. Tel est l’avis d’ash-Shâfiʿî, lequel, au sujet de l’ijâra fî al-dhimma, rapporte deux positions.
Deuxième avis : elle est valable ; c’est l’opinion d’Abû Ḥanîfa et de Mâlik, parce qu’il s’agit d’un contrat onéreux susceptible de résiliation, à l’instar de l’iqâla (annulation amiable). La prise de possession dans la même séance n’y est pas exigée ; il s’apparente donc à la vente. C’est ce qu’a exposé al-Qâḍî, qui, par la première restriction, visait le nikâḥ (mariage) et, par la seconde, les contrats de ṣarf (échange monétaire) et de salam (vente à terme).
Shaykh Taqî ad-Dîn commente : Quant au nikâḥ, certains de nos compagnons ont assimilé le khulʿ qui y intervient à l’iqâla ; et pour ce qui est de la prise de possession au cours de la séance, l’avis apparent d’ash-Shâfiʿî est que l’ijâra fî al-dhimma est comparable au salam sous cet aspect, d’où leur refus d’admettre cette caractéristique, alors même que le Qâḍî l’a acceptée. Fin de sa parole. ⦗al-Nukat 1/272 (1/406)⦘
631 – Contrats dans lesquels ni l’option stipulée ni l’option de séance ne sont recevables
– Ibn Mufliḥ dit : (Sa parole (3) : « et ils ne sont pas recevables (4) dans les autres contrats ».)
(1) C’est-à-dire al-Majd Ibn Taymiyya.
(2) Dans la première édition : ma‘awana ; la forme corrigée figure dans la deuxième édition.
(3) C’est-à-dire al-Majd Ibn Taymiyya.
(4) C’est-à-dire : khiyar al-shart (l’option conditionnelle) et khiyar al-majlis (l’option de séance).
عينه لتوجه أيضًا، وأظنه مكتوبًا في موضع آخر. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٢٧٣].
٦٣٠ - خيار الشرط على إجارة تلي مدتها العقد:
- قال ابن مفلح: (قوله (١): «إلا خيار الشرط على إجارة تلي مدتها العقد» فيه وجهان:
أحدهما: لا يثبت لأنه يفضي إلى فوات بعض المنافع المعقود عليها، أو استيفائها في مدة الخيار، وكلاهما لا يجوز، وهو قول الشافعي، وله في الإجارة في الذمة قولان.
والثاني: يثبت، وهو قول أبي حنفية ومالك، لأنه عقد [معاوضة] (٢) يصح فسخه، كالإقالة، لم يشترط فيه القبض في المجلس، فهو كالبيع. قاله القاضي، واحترز بالأول عن النكاح، وبالثاني عن الصرف والسلم.
قال الشيح تقي الدين: أما النكاح فقد جعل بعض أصحابنا الخلع فيه كالإقالة، وأما القبض في المجلس فظاهر مذهب الشافعي: أن الإجارة في الذمة كالسلم في القبض فيمنعون هذا الوصف، والقاضي قد سلَّمه. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٢٧٢ (١/ ٤٠٦)].
٦٣١ - عقود لا يثبت فيها خيار الشرط، ولا خيار المجلس:
- قال ابن مفلح: (قوله (٣): «ولا يثبتان (٤) في باقي العقود».
(١) أي: المجد ابن تيمية.
(٢) في ط ١: (معاونة) , والتصويب من ط ٢.
(٣) أي: المجد ابن تيمية.
(٤) أي: خيار الشرط، وخيار المجلس.